Commémoration à Constantine du 51e anniversaire de la mort du chahid Didouche Mourad
Les grands ne meurent jamais
par Moza D.
Parce que les peuples qui n’entretiennent pas leurs légendes meurent de froid, le 18 janvier, date de la disparition du chahid Didouche Mourad, il y a de cela 51 ans, ne pouvait passer sans que les œuvres, le génie, la détermination et le courage de ce grand révolutionnaire ne soient évoqués.
A cet effet, hier à l’université des sciences islamiques Emir Abdelkader de Constantine, un colloque organisé par le bureau de wilaya de la Ligue Novembre 54, en présence des autorités locales, des anciens moudjahidine et de toute la famille révolutionnaire, a mis en exergue les qualités d’un homme exceptionnel.
M. Salah Karouani, ami et compagnon de lutte de Didouche Mourad, s’est longuement étalé sur les œuvres de Si Abdelkader, son nom de guerre, qui éprouvait dès son jeune âge une haine farouche du colonialisme et qui n’hésitait pas à le dénoncer, s’attelant inlassablement au travail de proximité, en vue du déclenchement de la guerre de libération.
L’orateur a, par la suite, évoqué la contribution de Didouche Mourad à la rédaction de la «Déclaration du 1er novembre», qui définissait les objectifs et les aspirations du peuple algérien. Dans un lien avec la situation présente, M. Karouani a évoqué l’état actuel du pays, appelant à perpétuer la notion d’unité nationale, en dépit des divergences d’opinions, d’appartenance politique ou ethnique, afin, a-t-il souligné, de réaliser le rêve de liberté, de justice sociale et de respect des compétences et des valeurs universelles, que ces hommes tombés au champ d’honneur nous ont légué.
Il convient de noter que le colloque a été marqué par une déficience dans l’organisation et quelques interventions improvisées qui se sont avérées inopportunes. M. D.