Aurès-Ichawiyen Imazighen -Afrique du Nord
Les Aurès : culture, débats et actualités
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zalatoo
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MessageSujet: suite   Ven 15 Déc - 21:31

pour la domination française et vite écrasée.
L’Algérie ne devait plus connaître avant 1954 de grandes révoltes armées: le soulèvement d’El Amri (1876) ne toucha qu’une tribu, l’agitation de l’Aurès (1879) deux. L’affaire de Margueritte (1901) se borna à un village. L’insurrection du Sud oranais (1881-1883), conduite par un marabout des Oulad sidi Cheikh, Bou ‘Amama, fut à la fois un grand ghazzou saharien et une révolte des populations; elle se termina par une paix transactionnelle avec les Oulad sidi Cheikh dissidents qui revinrent du Maroc. Pendant la Première Guerre mondiale, la région des Aurès s’insurgea, à la fin de 1916, pour protester contre la conscription, imposée maladroitement à ces populations mal soumises; mais les troubles restèrent limités.
La colonisation
La conquête de l’Algérie eut pour corollaire la colonisation du pays. L’idée s’imposa, grâce à la propagande des «colonistes», de faire de l’Algérie une colonie de peuplement. Il apparut que c’était le moyen le plus efficace de consolider la conquête. Cette conviction devait prévaloir dans l’opinion française jusqu’à la Seconde Guerre mondiale, encore qu’elle eût été fort discutée jusqu’en 1870. Elle explique que, en dépit de quelques tentatives d’hommes favorables à un régime de protectorat, tels Napoléon III et Jules Ferry, le souci de favoriser les colons l’ait presque toujours emporté sur la politique indigène.
La prise de possession des terres
La colonisation française reposa essentiellement, en Algérie, sur le principe de la «colonisation officielle». L’administration des Domaines se procurait des terres par divers procédés d’expropriation, dont le «cantonnement», qui s’apparenta au refoulement des tribus, et l’affirmation des droits prétendus de l’État français sur les habous publics, les terres incultes ou sans maître, les forêts, etc. L’Administration créait ensuite et aménageait des centres villageois. Elle concédait gratuitement des lots individuels aux immigrants de nationalité française, sous condition suspensive de résidence obligatoire. La colonisation officielle s’adressa de préférence aux paysans du sud-est de la France et aux Européens d’Algérie. Quelque 700 villages français furent ainsi fondés qui modifièrent complètement la physionomie des campagnes algériennes où les agglomérations rurales, sauf en Kabylie, étaient fort rares.
La colonisation «libre», entreprise sans intervention ni assistance de l’État, fut longtemps la moins importante. Elle prit ensuite, après 1900, la première place. Elle se procura ses terres auprès des colons officiels et surtout par des achats aux musulmans. Une série de lois, qui soumettaient les propriétés indigènes au droit français, facilitèrent l’émiettement des propriétés indivises et leur acquisition par les Européens. En 1914, les colons disposaient au total de 2.123.288 ha; en 1934, de 2 .462.537 ha, dont 1.500.000 environ avaient été fournis par la colonisation officielle. Le quart du sol cultivé appartenait, dès lors, aux colons ruraux qui représentaient environ 2 p. 100 de la population agricole.
L’immigration européenne
La colonisation urbaine fut toujours supérieure en nombre à la colonisation rurale. Les villes européennes, centres administratifs puis économiques, attirèrent, outre les fonctionnaires et commerçants français, des étrangers de toute nationalité: en 1872, 60 p. 100 des Européens étaient des citadins et cette proportion devait constamment augmenter. Or les villes furent le véritable melting pot algérien.
Un peuple nouveau, composé en majorité de Français mais aussi de Juifs indigènes, déclarés français en 1870, et d’Européens naturalisés, surtout après la loi de naturalisation automatique de 1889, se constitua peu à peu en Algérie, essentiellement à partir de 1896, date à laquelle le nombre des Européens nés dans la colonie l’emporta sur celui des immigrés.
Les Européens étaient au nombre de 109.000 en 1847, 272.000 en 1872, 578.000 en 1896, 829.000 en 1921. Le rythme d’accroissement fléchit à partir de 1914. L’immigration française cessa presque complètement et les étrangers vinrent moins nombreux: en 1954, on recensait 984.000 Européens. Les étrangers, en majorité espagnols, mais aussi italiens, maltais, formèrent longtemps un pourcentage important de cette population: 42 p. 100 en 1872, 49 p. 100 en 1886. Avec la naturalisation automatique, la prédominance de la nationalité française s’affirma: en 1901, 364.000 Français dont 72.000 naturalisés récents et 189.000 étrangers; en 1921, 629.000 Français et 196.000 étrangers, soit 23,7 p. 100 seulement. Le «péril étranger», dénoncé par les politiciens locaux, fut un phénomène historique moins important que la fusion progressive des étrangers et des Français, l’«algérianisation». Les Européens d’Algérie se désignaient plus volontiers, en effet, sous le nom d’Algériens. Leur francisation ne cessa pourtant de se renforcer, et les revendications autonomistes, qui avaient tourné à l’émeute en 1898, cessèrent à peu près complètement avec l’apparition du nationalisme musulman.
L’œuvre colonisatrice
La grande œuvre des Européens fut la régénération de l’agriculture. Les cultures traditionnelles de céréales connurent un fort accroissement, surtout celle du blé qui, jusqu’en 1880, fut la véritable plante de la colonisation. Puis vinrent les cultures nouvelles et, parmi elles, la vigne qui transforma l’économie agricole. La France espérait que la vigne peuplerait le pays de petits viticulteurs français: par d’importants crédits, elle en favorisa l’extension. Le Tell se couvrit de vignes et le vin devint le premier revenu de l’Algérie. Mais la grande propriété viticole absorba les concessions des petits colons et rejeta les hommes. Il en fut de même pour d’autres cultures de spéculation. En 1930, la colonisation agricole n’était plus qu’une entreprise commerciale ou financière, dirigée par des cadres européens avec l’aide d’une main-d’œuvre indigène. L’agriculture, vouée aux productions rémunératrices et orientée vers l’exportation, enrichissait une minorité de la population européenne; mais elle avait perdu toute justification coloniale: elle tarissait le peuplement français et concurrençait, sur le marché métropolitain, les producteurs nationaux. De leur côté, les Algériens musulmans lui reprochaient de sacrifier les cultures vivrières et de vouer le pays aux aléas de la monoculture.
La transformation économique de l’Algérie fut l’œuvre essentielle de la France. Le pays fut, peu à peu, équipé de voies de communication modernes: routes, voies ferrées, ports. L’infrastructure de base fut mise en place sous le second Empire et développée surtout entre 1900 et 1930, puis après 1946, essentiellement grâce à des emprunts publics lancés sur le marché financier français par l’Algérie, lorsqu’elle eut été dotée de l’autonomie financière.
Bien équipée pour un pays colonial, l’Algérie ne fut en revanche que peu industrialisée avant 1945. Le manque de combustible, les hésitations des entrepreneurs français ou leur hostilité de principe empêchèrent le développement d’une industrie moderne de transformation. L’industrie extractive était la seule à présenter quelque importance. L’administration locale, mal informée des réalités économiques, ne sut pas trouver et imposer de solutions à ce retard économique.
L’évolution des musulmans et la politique indigène
Les musulmans algériens, vaincus mal résignés, furent l’objet de politiques bien différentes. L’une voulait entreprendre, après la conquête militaire, la «conquête morale», le rapprochement ou la transformation de ces Orientaux qui gardaient les yeux obstinément tournés vers l’Orient arabe; et certains parlaient de les assimiler, de les franciser. L’autre politique entendait surtout faire plier leurs intérêts devant les convenances de la colonisation et s’appelait elle-même politique d’assimilation. De là un véritable quiproquo qui devait durer à travers toute l’histoire de l’Algérie française.
La politique des Bureaux arabes
Jusqu’en 1870, les musulmans furent soumis à l’administration paternaliste des officiers des «Bureaux arabes». Ceux-ci se préoccupèrent de les faire évoluer, de les sédentariser, de moderniser leurs institutions traditionnelles, de les instruire et de les rapprocher des Français. Ce fut à leur instigation que le sénatus-consulte de 1865 déclara français tous les indigènes algériens et qu’il accorda la citoyenneté entière à tous ceux qui le demanderaient en renonçant à leur statut civil musulman. Ils eurent, dès lors, accès à la fonction publique française et se virent reconnaître des droits de représentation politique dans les institutions locales. En 1870, les musulmans disposaient de conseillers municipaux et de conseillers généraux élus par eux; des juges musulmans siégeaient dans des chambres spéciales mixtes et dans le Conseil supérieur de droit musulman. Des écoles primaires arabes-françaises, des collèges franco-arabes, une école indigène des arts et métiers fonctionnaient à côté des écoles coraniques et de trois madrasa modernisées.
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zalatoo
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MessageSujet: Re: suite   Ven 15 Déc - 21:32

Cette politique soucieuse de préparer un avenir aux musulmans fut combattue par les colons, qui se proclamèrent républicains par haine de la politique arabophile de Napoléon III. Ils se prononcèrent contre le projet de constitution de l’Algérie de 1870, qui prévoyait la participation des électeurs musulmans à la désignation de trois députés, et le firent échouer. La politique des militaires était condamnée.
La «départementalisation»
L’instauration du régime civil et l’effondrement de l’Empire permirent le triomphe des conceptions chères aux colons. L’Algérie étant assimilée à la France, les musulmans non citoyens furent privés de leurs droits et de leurs institutions: il n’y eut plus de conseillers généraux élus, plus de tribunaux franco-musulmans, plus de collèges franco-arabes. En revanche, les musulmans citoyens étaient soumis à un régime spécial, à un code de l’indigénat, instauré en 1881, puis à des tribunaux spéciaux, les tribunaux répressifs et les cours criminelles (1902). Par le «système des rattachements» (1881) l’Algérie «départementalisée» était entièrement intégrée à la France: toutes les affaires devaient être réglées dans les ministères parisiens sur les indications des représentants de l’Algérie au Parlement. L’Algérie était entièrement entre les mains de la colonisation.
Même lorsque le régime des rattachements eut été supprimé, le gouvernement français et le gouverneur général durent compter avec les assemblées locales: le Conseil supérieur de l’Algérie et surtout les Délégations financières, dans lesquelles les électeurs français comptaient 48 délégués et les musulmans, divisés en deux groupes, Arabes et Kabyles, 21 seulement. Or, ces assemblées étaient maîtresses du budget de l’Algérie. La France put seulement tenter d’imposer ses désirs dans quelques domaines. Ainsi, la grande idée de Jules Ferry de conquérir les musulmans par l’école laïque inspira une politique scolaire assez continue. Pendant longtemps les résultats parurent fort décevants car une petite minorité seule pouvait en tirer parti: en 1890, 1,9 p. 100 des musulmans d’âge scolaire étaient scolarisés dans des écoles françaises, 4,3 p. 100 en 1908, 6 p. 100 en 1929, 8,8 p. 100 en 1944.
L’effondrement de la société musulmane
Dans ces conditions, la société indigène d’Algérie ne put résister au choc colonial. Éloignés de leurs fonctions et peu à peu ruinés, ses anciens chefs disparurent, à l’exception de quelques familles maraboutiques. L’infime bourgeoisie citadine, composée de lettrés, de cadi, de commerçants, se dispersa et ne se reconstitua que tardivement au XXe siècle. Privée de ses cadres, la communauté musulmane s’effondra.
Victime d’une dépossession foncière continue et de la fermeture des pâturages forestiers, la paysannerie voyait ses troupeaux et ses récoltes diminuer inexorablement. La moyenne annuelle de sa production céréalière, qui était de 19,6 millions de quintaux entre 1901 et 1910, descendait à 16 millions entre 1921 et 1930, et à 14 millions entre 1941 et 1948. Le cheptel ovin, qui avait atteint 8 millions de têtes avant 1865, tombait à 6,3 en 1900, 5,3 entre 1921 et 1930, 4,8 entre 1941 et 1948. Durement atteinte, jusqu’en 1919, par une fiscalité spéciale (les «impôts arabes»), cette paysannerie se paupérisa de manière continue. La ruine de l’artisanat indigène et l’absence d’embauche industrielle aggravaient encore cette situation. Jusqu’en 1920, le salariat agricole était le seul débouché; après cette date commença l’émigration vers la France.
La pression démographique, surtout après 1930, joua ensuite son rôle classique dans l’écrasement des niveaux de vie. Avant 1914, le taux d’accroissement n’était que de 1,4 p. 100. Les musulmans, qui étaient 2.733.000 en 1861 et 3.577.000 en 1891, atteignaient 4.923.000 en 1921. Vers 1930, on pouvait estimer que la population avait doublé en soixante-dix ans. La baisse du taux de mortalité entraîna ensuite une explosion démographique: le taux d’accroissement doubla et, de 1931 à 1954, la population musulmane s’augmenta de 3 millions. Elle compta, dès lors, de plus en plus de chômeurs totaux ou partiels, qui affluaient dans les zones de colonisation et dans les villes. La Mitidja, par exemple, vit sa population musulmane passer de 80.000 à 250.000 entre 1925 et 1948. La population citadine représentait 7,6 p. 100 de la population musulmane totale en 1906, 11,6 p. 100 en 1936, 18,9 p. 100 en 1956. Cette urbanisation accélérée n’était pas un symptôme de progrès social ni d’intégration dans la société européenne. La cohabitation engendra seulement de nouveaux heurts et accrut les rancœurs des musulmans.
La naissance d’une nation
Sur le plan politique, le fait essentiel de l’évolution des musulmans fut la naissance d’un sentiment national algérien. Alors qu’avant 1900 la communauté musulmane espérait uniquement en un Mahdi providentiel et que, de 1900 à 1930 environ, la petite élite algérienne, formée dans les écoles primaires françaises, n’apercevait d’autre issue à ses revendications d’égalité que la citoyenneté française, une autre voie lui fut indiquée par les ‘ulama et les champions de l’arabisme: la «Nation algérienne». Par l’enseignement, le scoutisme et la propagande écrite et orale, les ‘ulama insufflèrent à la jeunesse un idéal patriotique, à la fois arabo-musulman et algérien.
Les partisans de l’assimilation, d’abord appelés «Jeunes Algériens», et regroupés au sein de la Fédération des élus indigènes, perdirent peu à peu audience auprès de leurs mandants, parce qu’ils ne purent pratiquement rien obtenir du Parlement français, hormis les timides réformes de 1919. De 1919 à 1944, aucun gouvernement français n’osa renouveler le geste de Clemenceau, bravant l’obstruction des Européens d’Algérie pour remercier les musulmans de leurs 25.000 morts pour la France. Le projet de loi Viollette déposé en 1930, et repris par le gouvernement Blum de 1936, qui aurait conféré à 21.000 musulmans de l’élite francisée le droit de voter avec les 203.000 électeurs français, souleva un tel tollé chez les Européens qu’il ne fut pas même discuté devant les Chambres. Son abandon condamnait définitivement, pour les musulmans, la politique d’assimilation.
La Seconde Guerre mondiale accéléra l’évolution des tendances politiques antérieures. Certes, il était déjà question de nationalisme avant 1939 puisque les disciples des ‘ulama répétaient: «L’Algérie est ma patrie, l’arabe ma langue, l’islam ma religion.» Mais les mots d’ordre de «parlement algérien» et de «souveraineté algérienne» ne touchaient alors qu’une infime minorité: les militants de l’Étoile nord-africaine, devenue en 1937 le Parti du peuple algérien. Au contraire, après la défaite de la France en 1940 et surtout après le débarquement des troupes anglo-américaines en Afrique du Nord, qui fut interprété comme une deuxième défaite française, le nationalisme algérien se développa très rapidement.
Dès le 20 décembre 1942, Ferhat ‘Abbas, un «jeune Algérien» déçu converti au nationalisme, adressait «aux autorités responsables» un message demandant la réunion d’une conférence chargée d’élaborer un nouveau statut politique. Puis il lança, le 12 février 1943, le Manifeste du peuple algérien, qui revendiquait la constitution d’un État algérien. Cette proclamation révolutionnaire fut signée par de nombreuses personnalités algériennes considérées comme très modérées. Enfin, le 22 mai 1943, des représentants élus, les délégués financiers arabes et kabyles, acceptaient de cautionner le projet de réformes dit Additif au Manifeste, préparé par ‘Abbas et ses amis. Ce texte réclamait sur l’heure un gouvernement franco-algérien, l’égalité totale entre musulmans et Français, en attendant l’indépendance complète d’un État algérien, lequel serait doté d’une constitution élaborée par une constituante. L’Additif envisageait une Union nord-africaine, mais ignorait toute possibilité d’un lien fédéral avec la France.
Le Comité français de libération nationale (C.F.L.N.), constitué à Alger le 3 juin 1943 pour défendre la souveraineté française sur les territoires de l’empire, jugea ces revendications inacceptables. Il le signifia rudement aux nationalistes, mais décida simultanément un ensemble de réformes politiques concernant le statut des Algériens. De Gaulle annonça le 12 décembre 1943 à Constantine «l’octroi des droits de citoyenneté à plusieurs dizaines de milliers de musulmans».
Après consultation d’une commission de réformes franco-musulmane, le C.F.L.N. promulgua, le 7 mars 1944, une ordonnance qui accordait la citoyenneté française avec maintien du statut personnel musulman à toute l’élite algérienne, environ 65 000 personnes qui voteraient dans le même collège électoral que les Français. Tous les autres musulmans étaient appelés à recevoir la citoyenneté française, lorsque l’Assemblée constituante de la France libérée en aurait délibéré. Pour l’heure, 1 500 000 Algériens devenaient électeurs chargés d’élire les assemblées locales. La représentation musulmane dans les conseils municipaux, les conseils généraux et les Délégations financières était portée aux deux cinquièmes du total. L’indigénat était définitivement aboli, l’égalité civile établie.
Ce texte révolutionnaire, qui allait beaucoup plus loin que le projet Viollette de 1936, réalisait enfin la politique d’assimilation constamment promise par la IIIe République. Comme tel, il fut soutenu par les représentants des mouvements de Résistance, les délégués des partis communiste et socialiste présents à Alger et combattu par la quasi-totalité des Français d’Algérie. Leur presse assura «qu’on avait donné aux musulmans plus qu’ils n’auraient revendiqué après la guerre». En fait, les réactions des musulmans montrèrent, comme le disait le Manifeste, que, pour eux, l’heure de l’assimilation était passée: «Désormais, un musulman algérien ne demandera pas autre chose que d’être un Algérien musulman.»
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