A l’initiative de Machaâl Chahid et d’El Moudjahid
Commémoration au Centre de presse d’El Moudjahid du 50e anniversaire de la mort au champ d’honneur du chahid Ali Khodja
Ali Khodja impressionnait par sa simplicité, son sens de l’engagement et son patriotisme
Par : Tahar Mohamed Al Anouar Le : lundi 09 octobre 2006
L’association Machaâl Chahid en coordination avec le Centre de presse d’El Moudjahid a organisé une séance commémorative du 50e anniversaire de la mort sur le champ d’honneur du chahid Ali Khodja, décrit par ses compagnons d’armes, M. Bachir Rouis et le commandant Azzedine, comme combattant doté de grandes facultés d’organisateur et d’un courage exemplaire. Totalement engagé dans la lutte, le chahid aux qualités décrites comme irréprochables a été l’auteur à la tête de son commando où il officiait dans la région de Lakhdaria jusqu’à Sour El-Ghozlane, de plusieurs actions d’éclat.
L’objectif était de frapper l’imagination chez l’armée coloniale et les colons quant à la présence de l’ALN sur le terrain. L’objectif a été également de récupérer le maximum d’armes. La rencontre s’est déroulée en présence de moudjahidine dont certains étaient les compagnons du chahid. M. Bachir Rouis qui a servi dans le commando dirigé par Ali Khodja le décrit comme un homme doté d’une grande volonté en même temps que d’une très grande simplicité, ayant le contact facile avec les djounoud. Il avait dit-il des facultés d’organisation très grandes. Il s’avançait toujours dans le cadre des opérations déclenchées avec son commando, en réunissant le maximum de chances de succès.
La récupération des armes auprès de l’ennemi était un objectif essentiel dans le cadre de ces actions. En évoquant le contact avec les moudjahidine, Ali Khodja leur tenait le langage de la fraternité, rapporte M. Bachir Rouis. Nous sommes tous des moudjahidine leur disait-il. Il s’agissait d’un homme totalement convaincu, prêt à aller au sacrifice avant que d’engager ses compagnons à le faire.
Sa contribution à la lutte de libération nationale a fait de lui un héros, lui dont la modestie et la simplicité étaient connues de tous Fidèle à ses convictions révolutionnaires et à son sens du sacrifice le chahid est mort les armes à la main au combat lors d’un accrochage avec des éléments de l’armée française coloniale.
Succédant à M. Bachir Rouis, le commandant Azzedine, qui précise qu’il n’a pas eu l’honneur de servir sous les ordres de Ali Khodja, mais sous ceux d’un autre héros, Si Lakhdar, qui a dirigé le commando à la mort de Ali Khodja.
Le commandant Azzedine décrit lui aussi Ali Khodja comme un génie de la guérilla qui a tenu un grand rôle dit-il son total engagement contre l’ennemi lui a peut-être fait oublier un principe que le commandant Si Azzedine a rappelé comme principal, celui de tenir. Il fallait éviter de trop grandes pertes dans les rangs.
Le commandant Azzedine rappelle que c’est au sacrifice de héros comme Ali Khodja, de Si Lakhdar et de milliers de moudjahidine que l’Algérie a atteint son objectif, celui de se libérer du joug colonial.
Le commando a eu comme celui qui l’a précédé un rôle extrêmement actif. Les deux orateurs se sont tous les deux appesantis sur la nécessaire connaissance de l’histoire de notre révolution pour lui éviter des récupérations qui peuvent s’avérer mortelles pour elle.
C’est une période de l’histoire de notre pays qui est fondamentale et que l’on doit préserver de l’oubli, des manipulations et des récupérations.
Il faut préserver son prestige dira M. Bachir Rouis.
La Révolution a été conçue pour être un vaccin pour l’éternité.