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 News from BoutezliQa Land....

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aureschaouia

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MessageSujet: News from BoutezliQa Land....   Sam 1 Sep - 22:56

Actualités : EN QUELQUES MOTS : DE-CI, DE-LÀ
Cacophonie générale

Par Leïla Aslaoui
leila.aslaoui@yahoo.fr


in : http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2007/09/01/article.php?sid=57959&cid=2


Des incendies d’une rare violence ravagent la Kabylie et la wilaya de Blida, des jeunes de plus en plus nombreux, continuent à “jouer” quotidiennement leur vie, en s’engouffrant dans des embarcations de fortune pour rejoindre des cieux plus cléments. Du moins le croient-ils. Et lorsqu’on parvient à les sauver de la noyade, ils jurent qu’ils recommenceront dès qu’ils en auront les moyens.
“La mort plutôt que vivre dans ce pays sans espoir, sans avenir”, disent-ils. Mais qui donc les écoute ? Qui donc les entend ? Il s’est même trouvé un ministre plus “intelligent” qu’eux pour dire “qu’être harragas signifiait avoir un grave déficit de nationalisme !” (ministre des Moudjahidine Liberté, 1er juillet 2007). Lorsque ce n’est pas son enfant qu’on repêche dans les eaux glaciales au large de la Méditerranée, l’on a “parfaitement le droit” d’octroyer la médaille du nationalisme à celui-ci plutôt qu’à celui-là. A ces maux, il faut bien évidemment adjoindre celui des maladies : typhoïde, méningite et celle transmise par les rats et “le manque d’hygiène”, expression pudique pour dire saleté, immondices, souillures, crasse, dans la wilaya de Sidi-Bel- Abbès. Tel est le bulletin de santé en cette fin du mois d’août particulièrement torride, de la “maison Algérie”. Tels sont les “loisirs” des Algériens, non pas seulement en 2007 non pas seulement par période estivale, mais toute l’année, voire toutes les autres années précédant 2007. Depuis celle de 1999, où un homme avait promis, juré qu’avec lui, l’Algérie deviendrait le pays de la propreté, de la dignité : “Iza oua el karama !” Dieu qu’on en est loin ! Et à propos de cette maladie qualifiée de “mystérieuse” par des journalistes, je me suis demandée pour quelles raisons les rongeurs “bel-abbésiens” avaient fait couler tant d’encre. N’avonsnous donc pas assisté impuissants, au retour de la peste il y a à peine deux ans dans notre pays ? Une maladie faut-il le rappeler qui n’est plus enseignée dans les facultés de médecine puisque éradiquée sous d’autres cieux. Notre véritable pathologie est l’amnésie : on oublie ou l’on feint d’oublier. Et tandis qu’en “bas”, l’on se bat contre les rats, la saleté, la cherté de la vie, la violence environnante, en “haut”, le premier flic de l’Algérie, Noureddine Yazid Zerhouni, continue à expédier ses sommations aux morts, aux abstentionnistes mais aussi au volants ! Il n’a toujours pas répondu à l’émir si fier d’avoir été dans une vie antérieure égorgeur, qui a déclaré qu’il se passerait de son autorisation pour créer “son parti”. Si prompt habituellement à tordre le cou aux républicains, ce ministre n’a pas dit cette fois-ci “Il me le paiera”. Pas plus qu’il n’a fait un commentaire sur ladite déclaration alors même que son auteur a déclaré : “Nous marquerons notre retour sur le devant de la scène politique nationale... J’ai reçu des garanties de la présidence.” Où est donc passé Noureddine Yazid Zerhouni qui avait déclaré devant l’APN en 2000 : “Tant que je serai ministre de l’Intérieur, le FIS ne sera pas réhabilité ?”. Qu’a donc promis Abdelaziz Bouteflika aux émirs de l’AIS pour que l’un d’entre eux se sente si sûr de lui aujourd’hui ? Que leur a-t-il promis leur ami-président hors accord 1997 ? Va-t-on donc assister silencieux et soumis au retour des égorgeurs d’hier sur la scène politique ? A quoi donc auront servi toutes ces pertes, tout ce branle-bas de combat ? A rien. Strictement à rien. Car si la chose se concrétisait, nous reviendrions à la case départ comme dans le “jeu de l’oie” : les égorgeurs d’hier remporteront les municipales, puis organiseront des législatives. Face au danger de l’instauration d’un Etat théocratique, le processus électoral sera suspendu, l’Assemblée nationale dissoute, Abdelaziz Bouteflika démissionnera et l’on rappellera M. le président Liamine Zeroual pour gérer les années chaudes qui s’annoncent. Les émirs et leurs acolytes reprendront le chemin du crime. Leur véritable vocation depuis toujours. Une femme magistrat qualifiée de “fahla” aura le courage de requérir la dissolution du parti islamiste, deux autres femmes et un homme la suivront dans ses réquisitions. Arrêt 4 mars 2008 les civils créent un CNSA bis sans Abdelhak Benhamouda, sans Djilali Belkhenchir, sans Hafid Senhadri, eux ont été assassinés durant la première période. Nous vivons la seconde. Chaque jour, un époux, une épouse, un père, une mère, un fils, une fille, un ami (une amie) tombe sous les balles assassines ou les couteaux des émirs sanguinaires. Ils tuent à tout-va, militaires, gendarmes, policiers et civils. Le “qui tue qui ?” les appelle “opposition”, les soutient, les autres sont des “éradicateurs”. Après de longues années de souffrances, de pertes humaines, les terroristes- islamistes déposent les armes. Nous sommes en 2013. En septembre 2014, M. le président Liamine Zeroual démissionne. Abdelaziz Bouteflika est coopté à nouveau en 2015. Il amnistie les émirs sanguinaires et déclare haut et fort tandis que sa voix le lui permet encore : “Je pardonne même si les familles des victimes refusent de pardonner.” Décodé : cognez-vous la tête contre les murs. Deux années après, la magistrate “fahla” des années de terrorisme est convoquée devant un conseil de discipline sans aucune autre raison que celle de “l’exécuter”. Radiation pour bons et loyaux services. Un émir ciblé par un attentat reçoit une lettre de compassion de son ami-président. Un autre émir rappelle alors à son président sa promesse : la création de leur parti. Toute cette cacophonie est accueillie dans un silence sidéral côté présidence et ministère de l’Intérieur. Que se passe-t-il donc ? Que se trame-t-il ? L’amnistieimpunité est désormais acquise pour les égorgeurs d’hier. Abdelaziz Bouteflika va-t-il laisser s’il ne venait qu’à partir, une Algérie à feu et à sang rongée par une guerre civile inévitable ? N’est-il pas celui qui s’est vanté d’avoir ramené la paix dont il n’est pas plus l’initiateur que le constructeur. Il a accepté de prendre les rênes de ce pays en 1999 après que d’autres qui l’ont payé de leur santé et de leur vie aient fait le ménage pour lui. Que se passe-t-il donc en ce moment précis pour qu’un émir islamiste tenu par la loi de se taire bombe autant le torse ? La blessure appelée “réconciliation” n’est-elle pas suffisante à nos morts pour qu’on laisse celui-ci mettre du sel sur nos plaies ? Pour quelles raisons ne veut-on pas assumer l’arrêt du processus électoral jusqu’au bout ? En disant cela, je ne pense évidemment pas à l’islamiste Abdelaziz Bouteflika qui a dit : “L’arrêt du processus électoral fut la première violence.” Non, je pense essentiellement aux véritables républicains qui ont été un rempart contre l’islamisme et le terrorisme et qui continuent à le combattre là où il se trouve. Ceux-là rappelleront je l’espère à cet émir sanguinaire multipliant déclarations et interviews d’une rare arrogance “que l’on peut tout faire avec des baïonnettes sauf s’asseoir dessus” (Georges Clémenceau). Rappel également en direction de Abdelaziz Bouteflika puisque l’éventuelle réhabilitation d’un parti serait sa promesse, son fait et sa monstruosité. Le chef de l’Etat ne dit pas, par contre, ce qu’il compte faire de son fameux article excluant les auteurs de massacres collectifs de la charte portant réconciliation nationale. Comment le pourrait-il ? Et qu’en dirait-il d’ailleurs ? Rien d’autre que ceci : l’article totalement inopérant est une simple clause de style. Une preuve ? Le quotidien El Watan du 27 août 2007 a rappelé le souvenir douloureux des massacres commis à Raïs dans la nuit du 27 au 28 août 1997. Dix ans ont passé. C’est exactement le délai de prescription en matière criminelle. Nul n’a été recherché, identifié, interpellé, mis en accusation. Le drame du pouvoir (ou des pouvoirs qui se sont succédé) est qu’il détient le pouvoir politique, celui de l’argent, et a de ce fait une capacité de nuisance réelle, mais il lui manque l’essentiel : l’intelligence qui n’est pas la ruse. Et c’est ce déficit qui lui fait croire que nous sommes frappés du sceau de débilité. La charte n’est rien d’autre que l’amnistie générale pour tous : massacreurs de plus de deux personnes ou assassins de plusieurs personnes mais assassinées dans ce deuxième cas l’une après l’autre. Quelle différence d’ailleurs quant à la qualification ? Que de cacophonies… Mais au fait, est-ce pour détourner notre attention de ce qui se tramerait dans les coulisses que l’on tente, au niveau de l’Exécutif, de nous “distraire” avec les rumeurs récurrentes sur l’état de santé du chef de l’Etat ? Tout est parfaitement orchestré : il y a ceux qui suggèrent l’énoncé au niveau du cercle présidentiel. Cela permet à leur président de combler le déficit de crédibilité politique dont il souffre depuis fort longtemps. Puis, il y a ceux qui démentent la fausse nouvelle en la qualifiant de malveillante. Le chef de l’Etat lui-même s’est prêté à ce jeu malsain : en confiant à El-Qaradaoui qu’il avait tardé à lui rendre visite, craignant qu’on le dise malade et hospitalisé. C’est insensé, puisque, précisément, sa visite au malade El-Qaradaoui s’est déroulée dans la plus grande et parfaite transparence, sous les caméras de l’ENTV. Les rumeurs sur l’état de santé de Abdelaziz Bouteflika ne partent pas de n’importe où : elles circulent parce que l’on veut bien qu’elles soient relayées au niveau du grand public. Cela permet de détourner notre attention des choses sérieuses : les islamistes et Abdelaziz Bouteflika. Et puis c’est tellement amusant de surprendre ses prétendus détracteurs en faisant une apparition et leur dire : “Je vais bien. Je me porte bien” pour disparaître à nouveau. Il fut un temps où l’on disait : “L’Algérie marche sur la tête”, là, il faut dire “elle ne marche plus du tout”. A supposer que le premier magistrat ne souffre d’aucune maladie, pour quelles raisons son chef du gouvernement, piètre communicateur, a aggravé les rumeurs — ou les a confirmées — en déclarant : “Le président n’est pas en congé, n’est pas en convalescence, il travaille chez lui.” Pourquoi ? Le bureau de la présidence est-il devenu exigu pour lui ? Au point de considérer que flâner en pyjama présidentiel à l’intérieur d’une de ses résidences, tout en s’informant auprès de ses collaborateurs par téléphone est plus rentable et plus efficace pour le pays ? J’ignorais que les chefs d’Etat appréciaient, eux aussi, le travail à domicile dit “informel”. De qui se moque-t-on ? Certainement pas de nous. Car d’un président qui était partout et parlait beaucoup surtout et n’importe quoi, qui squattait l’ENTV, nous passons à un président “qui travaille chez lui”, il nous faut tout de même une explication de texte ! et il ne fallait surtout pas confier la mission de “rassurer” l’opinion à Belkhadem. En tout état de cause, la question n’est plus : “Est-il malade, ne l’est-il pas ?” Même un chef d’Etat ne peut pas cacher longtemps l’une ou l’autre de ces deux vérités. La vraie question et la seule qui mérite une réponse est celle-ci : “Abdelaziz Bouteflika gouverne-t-il l’Algérie et est-il encore capable de promouvoir les réformes qu’il avait promises ?” Hormis une réponse à cette interrogation capitale, les rumeurs se suivront et se ressembleront jusqu’au jour où elles ne serviront plus à rien, car la cacophonie actuelle laissera, enfin, place aux choses sérieuses. Notre crédibilité d’Algériens en dépend.
L. A.
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