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 [i][b]Bouteflika le commencement de la fin[/b][/i]

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MessageSujet: [i][b]Bouteflika le commencement de la fin[/b][/i]   Sam 15 Sep - 19:35


Actualités : Chronique
EN QUELQUES MOTS : DE-CI, DE-LÀ
D'un bouc émissaire à l'autre...
Par Leïla Aslaoui
leila.aslaoui@yahoo.fr
BON RAMADHANE ET BON APPETIT




On aurait pu penser que le camouflet cinglant du 17 mai 2007, (abstention massive aux législatives) asséné à Abdelaziz Bouteflika et à “ses hommes”, puisse être l’occasion salutaire pour ces derniers d’opérer une halte, une toute petite halte, juste pour constater que l’Etat dont ils parlent et qu’ils prétendent avoir construit, n’a jamais été aussi déliquescent, aussi fragile, et surtout totalement absent. Mais que dis-je donc là ! Raisonner ainsi équivaudrait à être taxé à bon escient, d’angélique, doublé d’un gros bêta et c’est là un euphémisme.
Nourris de leur arrogance, de leur cécité toute feinte, de leur cynisme, tels des récidivistes inamendables, Abdelaziz Bouteflika et son Exécutif croient dur comme fer encore et encore au soutien du peuple. Méprisé, puisque “médiocre et sale”, (Abdelaziz Bouteflika) le voici soudain devenu “adulte”, digne d’intérêt, “propre” porté aux nues et sollicité pour “marcher spontanément”. Honni soit qui mal y pense ! Dans l’état d’urgence, les rassemblements et les marches ne sont évidemment que spontanés ! Excepté bien entendu, les multiples fois, où Noureddine Yazid Zerhouni les interdit en raison précisément de l’état d’urgence. Sa faculté de discernement inégalée l’autorise ainsi, non seulement à “sommer” les vivants, les morts, les nonvotants, mais aussi les votants, (17 mai 2007) de justifier leur abstention ou à défaut d’être radiés... suspendus... inexistants... déchus de leur citoyenneté... mais elle lui permet également, de “casser” les marcheurs (14 juin 2002) ou au contraire de dire que la marche à pied sous un soleil de plomb est un excellent sport pour mieux ramollir le cerveau. Etat d’urgence oblige ! Pouvoir discrétionnaire ! Ainsi donc, comme on le sait, des marches ont été organisées à travers toutes les wilayas par le pouvoir. Principalement pour solliciter un troisième mandat pour Abdelaziz Bouteflika, exprimer son soutien à sa mascarade appelée “discorde nationale” et tout à fait accessoirement, dénoncer et condamner l’attentat de Batna. Incorrigible et fort de sa seule fatuité, le pouvoir était convaincu que le peuple répondrait présent. Perdu ! prétendu huilé, son système ou son mode opératoire répétitif ne fonctionne plus parce que éculé, hors d’usage, et parfaitement inefficace. Ce devait être un brillant succès, ce fut un échec cuisant. “Boum et flop”, comme l’a dit Hakim Laâlam au lendemain des marches. Le peuple que Abdelaziz Bouteflika méprise et qu’il ne convoque qu’en cas de besoin, c’est-à-dire au rythme de ses ambitions politiciennes, a-t-il seulement le cœur à “se balader”, lui que le même Bouteflika a tant baladé avec ses promesses non tenues ? A-t-il le cœur à marcher le citoyen dont le quotidien est devenu un véritable enfer, confronté qu’il est, à la précarité économique et sociale, qui se voit à l’œil nu pour qui prend la peine de pencher sa tête de gouvernant vers le bas ? En voulant à tout prix récupérer le drame de Batna pour en tirer quelques dividences, Abdelaziz Bouteflika a été dans le même temps incapable d’expliquer à son “peuple” comment dans une Algérie “réconciliée” il y ait des Algériens âgés à peine de quinze ans qui tuent d’autres Algériens ? Des compatriotes qui se trouvaient à Batna au mauvais endroit, au mauvais moment et qui sont morts assassinés à la place de leur président qu’ils attendaient. Comment pourrait-il expliquer ces horreurs islamistes, lui qui autorise les criminels qu’il a amnistiés et anoblis, à crier plus fort que lui, à menacer, à insulter, tandis que les proches des victimes du terrorisme ont un seul droit : se taire ? Dévoré par ses seules ambitions, Abdelaziz Bouteflika a-t-il seulement conscience de sa haute et seule responsabilité, lorsqu’il exige des fonctionnaires de wilaya ou autres, de sortir le soutenir pour un troisième mandat ? Et si ceux-là avaient été eux aussi victimes d’un kamikaze ? Ils seraient morts non pas pour avoir dit non au terrorisme — slogan accessoire — mais pour avoir crié leur soutien à la politique de “réconciliation” et à un troisième mandat. Tandis que des victimes succombaient à leurs blessures, et que les familles endeuillées ne doivent pas encore réaliser jusqu’à ce jour l’ampleur du drame qui leur est tombé sur la tête, Abdelaziz Bouteflika a donc entendu tirer profit de tous ces drames. Et il est utile et nécessaire de rappeler que des marches “spontanées” ont été organisées après l’attentat perpétré au Palais du gouvernement le 11 avril et suite à celui de Batna le 6 septembre. Pour quelles bonnes raisons autres que celle de la récupération politique, les morts des commissariats de Dergana, de Réghaïa déchiquetés comme les jeunes appelés de la caserne de Lakhdaria (11 juillet 2007) n’ontils pas eu droit à une marche spontanée ? Abdelaziz Bouteflika en prenant le risque de réagir à l’attentat qui le ciblait, aurait-il donc oublié, obsédé par son souci d’appeler “son” peuple à le soutenir pour un troisième mandat et dans sa politique de réconciliation dont il ne peut occulter les effets et résultats catastrophiques, que face à la mort nous sommes tous égaux ? Comment donc a-t-il pu penser que “son” peuple allait “marcher” dans tous les sens du terme, alors qu’il n’a jamais été honoré, jamais soutenu par “son” président lors d’attentats terroristes islamistes, ou de calamités naturelles ? El Khabar du 12 septembre rapporte que Abdelaziz Bouteflika aurait procédé lui-même à l’interrogatoire des responsables de police de Batna et que Noureddine Yazid Zerhouni aurait exprimé contre eux sa profonde colère. Pourquoi donc après la “main de l’étranger” faut-il donc d’autres boucs émissaires ? Noureddine Yazid Zerhouni n’estil pas celui qui avait déclaré, après Reghaïa et Dergana, que : “Les terroristes montrent leur faiblesse et que ces attentats sont sans signification aucune” ? Bien entendu quand il ne s’agit que de simples policiers... Lui emboîtant le pas, Dahou Ould Kablia, n’avait-il pas déclaré au début de l’année 2007 que “les attentats n’auront aucun effet sur le terrain et que les groupes terroristes pourraient s’en prendre à un étranger ? Alors plutôt que de s’en prendre aux policiers chargés de sa sécurité à Batna, parmi lesquels, faut-il le rappeler, l’un d’eux est mort déchiqueté au moment où il appréhendait le kamikaze, Noureddine Yazid Zerhouni devrait surtout songer à démissionner, tout comme Abdelaziz Bouteflika dont la politique du pardon, de l’amnistie est un échec avéré quand bien même il continuera à dire le contraire et à vanter “sa stratégie de réconciliation comme étant l’unique voie qui puisse tenir la route” (Anne Giudicelli, spécialiste du terrorisme au Maghreb, El Watan, 11 septembre). Mais que dis-je ! N’est pas M. le président Liamine Zeroual qui veut ! Lequel faut-il le dire n’est pas parti parce qu’il avait échoué. Cette précision me permet évidemment de ne pas le comparer à Abdelaziz Bouteflika qui ne peut plus s’offrir de boucs émissaires parce qu’il a abusé de ce stratagème. L’Algérie de Bouteflika est celle des émeutes, du chômage, d’une jeunesse qu’on endoctrine jusqu’à l’envoyer se faire exploser ou qui tente de fuir l’enfer — le sien — dans des embarcations de fortune quand bien même elle ne découvre pas ailleurs le paradis. L’Algérie de Bouteflika c’est celle des “prêcheurs pour kamikazes” ( El Watan, 12 septembre) qu’on n’a pas pu découvrir un beau matin après l’horreur de Dellys. Ce commanditaire du crime, cet instigateur — ce sont là les qualificatifs du code pénal pour ceux qui endoctrinent les tueurs — ne se cache pas et ne s’est pas caché pour prononcer ses sermons et ses prêches “et” chauffer à blanc de jeunes adolescents pour leur inculquer l’idée de prendre part au djihad en Irak et de mourir en martyr ( El Watan sus-cité). Et plutôt de perdre son temps avec les abstentionnistes, Noureddine Yazid Zerhouni avec son collègue des Affaires religieuses, devraient plutôt voir ce qui se passe à l’intérieur des mosquées. L’exemple de cet imam est-il exceptionnel ? Certainement pas. Et l’imam de Kouba n’a pas pris en otage la mosquée et les jeunes sans qu’on ne soit pas informé en “haut”. Mais dans l’Algérie de Bouteflika, la violence et l’horreur islamistes, la corruption, véritable gangrène, sont devenues choses banales. Allant jusqu’à justifier l’extrémisme islamiste, Abdelaziz Bouteflika l’a opposé à l’extrémisme laïc ( El Watan et El Khabar 9 septembre). Ce n’est pas nouveau, on se souvient en effet d’un ministre du gouvernement Abdesselam en 1993 qui avait déclaré que “les policiers ne devraient pas être ciblés par le terrorisme puisqu’ils ne sont pas communistes”. On se souvient également du procès intenté (sans suite) par un ancien émir contre le directeur de publication d’ El Khabar, M. Ali Djerri en 2000. Que Abdelaziz Bouteflika l’islamiste oppose ses amis amnistiés, aux laïcs relève de l’injure et de l’offense. Laïc, — et il le sait — signifie tout bonnement séparation du politique et du religieux. Le même Bouteflika pourrait-il citer un seul exemple de laïc algérien qui a usé de moyens extrémistes semblables à ceux des islamistes ? Pourrait-il citer le nom — un seul — d’un laïc égorgeur, violeur, kamikaze, massacreur de populations ? Par contre, je peux lui établir des listes entières de laïcs algériens décapités par ses amis islamistes parce qu’ils étaient républicains. Des républicains qui n’ont pas fui, qui n’étaient pas aux Emirats arabes, et qui ont le droit pour le moins d’être respectés par celui qui leur préfère les extrémistes islamistes. Celui qui devait attenter à sa vie à Batna, n’était pas un laïc, mais un islamiste qui, s’il avait survécu à son horreur, aurait bénéficié de la mansuétude de “son” président au grand cœur islamiste. Ce ne sont pas des opposants à sa discorde nationale qui ont failli attenter à sa vie, mais des extrémistes islamistes, ses amis. Le seul patriote qui n’a pas supporté la provocation d’un ancien émir moisit en prison. Parce que nous avons refusé l’obscurantisme, le totalitarisme et défendu la tolérance, nous ne sommes pas des laïcs extrémistes, mais des républicains nourris des valeurs universelles partagées par tous ceux qui nous ressemblent à travers le monde. Si nous avions entendu ressembler aux monstres et bourreaux, nous aurions fait comme eux et Abdelaziz Bouteflika le sait fort bien. A moins que son “extrémisme laïc” est une énième échappatoire qu’il s’est inventée pour occulter son bilan désastreux. Fini le temps pour lui où il lui suffisait de parler pour que ses courtisans agitent l’encensoir sous ses narines. Fini le temps où il disait : “C’est moi qui décide”, “c’est moi qui dis”, “c’est moi qui fais”. Las des discours sans lendemains, des trois petits coups sur le pupitre ou le micro de Abdelaziz Bouteflika, le peuple n’a pas marché, il ne marche plus et ne marchera plus. Cela, Bouteflika le sait, c’est pourquoi les rumeurs font état d’une révision constitutionnelle adoptée par le Parlement et seulement par lui. Mais troisième mandat, mandat à vie, visites à droite, à gauche, rien absolument n’arrêtera le temps. En politique celui-ci est compté et il faut savoir en faire usage lorsqu’il est encore temps. Et les boucs émissaires ne peuvent rien contre le lâchage, car comme l’avait dit à une audience criminelle maître Arezki Bouzida qui avait eu l’idée géniale de traduire bouc émissaire par “latrousse-el-mersoul”, “A force d’en user et d’en abuser, le pouvoir lui-même peut être confronté à des pénuries”. Dans l’Algérie de Bouteflika, la pomme de terre ne figure plus dans l’assiette de l’Algérien, mais comme point fondamental à l’ordre du jour des Conseils du gouvernement voire, d’un conseil des ministres “virtuel” selon la presse ( El Khabar et Le Soir d’Algérie), dans cette Algérie où celui qui incitait lui aussi, la jeunesse à assassiner “la démocratie puisque kofr”, comment s’étonner qu’il ait été libéré sur simple coup de téléphone du “haut” ? Comment s’en étonner dans l’Algérie islamiste de Bouteflika ? Il y a lieu juste de relever que “courageux” comme à son accoutumée, cet islamiste a attendu qu’un officier supérieur de l’armée soit mort pour l’insulter et l’offenser. “Son islam” fut d’insulter un mort. Est-ce bien nécessaire de parler de lui et de lui consacrer même ces quelques lignes quand on se souvient de ce bel adage très connu des Algérois : “Le père du lion et celui du chien errant ne sauraient être mélangés (ne sauraient se fréquenter) ? Dans l’Algérie de Bouteflika qu’y-a-t-il de surprenant dans le fait que cet islamiste père d’un terroriste et d’autres comme lui aboient tous azimuts tandis que le même Abdelaziz Bouteflika leur accorde l’absolution ? Rien absolument rien si ce n’est que le peuple convoqué pour marcher a tout compris. Seul Abdelaziz Bouteflika enfermé dans son arrogance, feint de ne pas comprendre. C’est pour cette raison qu’il lui faut “la main de l’étranger et les extrémistes laïcs” !
L. A.

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