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 SARKO- ALGERIE

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MessageSujet: SARKO- ALGERIE   Mar 27 Nov - 23:23

L'Algérie prépare sans enthousiasme la prochaine visite de Nicolas Sarkozy
LE MONDE | 27.11.07 | 13h07 • Mis à jour le 27.11.07 | 13h07
ALGER ENVOYÉE SPÉCIALE
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ne simple "visite de courtoisie" qui vise à garder les relations bilatérales actuelles, "en attendant de savoir ce que nous réserve l'avenir". En tenant ces propos, lundi 26 novembre, dans le quotidien El Khabar, le plus gros tirage d'Algérie, Mohammed Abbès, le ministre des moudjahidins (anciens combattants) a créé la stupéfaction.




La visite d'Etat de Nicolas Sarkozy en Algérie, les 3, 4 et 5 décembre, ne déclenche pas un enthousiasme excessif au sein de la population algérienne - ici, le nom du nouveau président français est synonyme de restriction des visas, de tests ADN, de soutien à Israël - mais on ne s'attendait pas à une déclaration aussi virulente de la part d'un haut responsable.

Selon Mohammed Abbès, "il n'y aura pas de normalisation des relations avec la France sous l'ère Sarkozy", lequel doit son élection "au lobby juif" qui, dit-il, a "le monopole de l'industrie en France."

Si ces considérations ne reflètent pas l'état d'esprit de la majorité des responsables algériens, elles illustrent la difficulté persistante des relations entre les deux pays. A moins d'une semaine de la venue de Nicolas Sarkozy à Alger et Constantine, beaucoup de points restent en suspens. Du côté algérien, on précise cependant "vouloir tout faire pour accueillir dignement le président de la République française".

Le volet économique est en cours de règlement, même si tout n'est pas encore finalisé. Les deux pays devraient signer des contrats pour quelque 5 milliards d'euros, dont la moitié environ se traduira en investissements français (Total et Gaz de France).

Le volet politique, en revanche, reste épineux. La visite, fin octobre, du président français au Maroc, a surpris et déçu à Alger. Qu'il s'agisse du projet d'Union méditerranéenne ou de coopération en matière de nucléaire civil, c'est au royaume chérifien que le président Sarkozy a réservé ses premières déclarations "fondatrices". La France semble toujours considérer le Maroc comme un partenaire privilégié, et l'Algérie n'a pas senti le "rééquilibrage" espéré avec l'arrivée de Nicolas Sarkozy à l'Elysée.

Pour preuve : la question du Sahara occidental. Les responsables algériens savaient que les positions de M. Sarkozy ne différeraient pas fondamentalement de celles de Jacques Chirac, mais ils ne s'attendaient pas à ce que le président français déclare aussi vigoureusement, à Rabat, devant les députés, son soutien au plan d'autonomie marocain. Un plan que, pour leur part, ils rejettent, puisqu'il exclut toute possibilité d'indépendance pour le peuple sahraoui.

L'autre pierre d'achoppement concerne la circulation entre les deux pays. La politique restrictive de visas menée par Nicolas Sarkozy, en tant que ministre de l'intérieur puis chef de l'Etat, inquiète et indispose. "Pour nous, la dimension humaine est l'élément fondamental des relations franco-algériennes. C'est même le point d'équilibre de nos rapports. Nous n'aboutirons pas, sans cela, à un partenariat d'exception", souligne un haut responsable algérien, avant de déplorer que les dirigeants français "soient prisonniers de leur politique d'immigration". Une politique dont Alger redoute que la communauté algérienne de France fasse les frais.

La question de la mémoire, enfin, continue d'empoisonner les relations entre les deux pays, même si Alger semble, à présent, adopter un certain détachement sur ce sujet. "Nous ne sommes pas demandeurs. C'est au président Sarkozy d'assumer son passé et de nous donner l'occasion de tourner la page. Nous en tirerons ensuite les conclusions", indique encore ce haut responsable. L'Algérie, dit-il, ne demande pas de "repentance" mais une "reconnaissance des faits" commis par la France pendant la guerre d'Algérie, à défaut d'"excuses".

En réalité, les autorités algériennes ne misent plus sur un geste spectaculaire de la France dans le contexte actuel. Elles n'excluent pas que le président Sarkozy évoque "les crimes de la colonisation", dans son discours de Constantine, le 5 décembre, de la même façon qu'il avait dénoncé, le 23 octobre à Tanger, "les crimes du protectorat". Le chef de l'Etat français ira-t-il au-delà ? A Alger, on ne se fait pas trop d'illusions, et surtout, on veut s'épargner l'humiliation d'une déception. D'où, sans doute, les propos d'Ahmed Ouyahia, le secrétaire général du Rassemblement national démocratique, membre de la majorité présidentielle, samedi, à la télévision nationale, estimant qu'il fallait cesser de demander à la France des excuses et que l'heure était aux relations "d'Etat à Etat".

Alger fait mine d'adopter le même langage pragmatique que l'Elysée, mais, de toute évidence, les blessures et les non-dits sont loin d'avoir disparu.

Florence Beaugé (avec Amir Akef)
Article paru dans l'édition du 28.11.07.
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