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 SARKO-ALGERIE (bis)

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MessageSujet: SARKO-ALGERIE (bis)   Mar 27 Nov - 23:27

Actualités : A QUELQUES JOURS DE LA VISITE DE SARKOZY EN ALGÉRIE
Chérif Abbas jette un pavé dans la mare




Au moment où la diplomatie s’active pour préparer le déplacement à Alger de Nicolas Sarkozy, le ministre des Moudjahidine jette un pavé dans la mare. Chérif Abbas a réduit le déplacement du chef de l’Etat français à une «simple visite protocolaire» et accuse Nicolas Sarkozy d’obéir aux orientations du «lobby juif». Chérif Abbas fait de la repentance de la France une condition sine qua non pour l’établissement de relations «d’égal à égal» et estime que ce n’est certainement pas Sarkozy qui y œuvrera «au regard de ses origines».
Nawal Imès - Alger (Le Soir) - Dans un entretien accordé au quotidien arabophone El Khabar, le ministre des Moudjahidine n’a pas ménagé le président français, n’hésitant pas à aller à contre-courant des déclarations officielles. Au moment où Bouteflika privilégie la realpolitik en mettant de côté le contentieux historique, Chérif Abbas insiste sur le devoir de mémoire et exige des excuses officielles de la France. Il va plus loin en affirmant que les origines de Nicolas Sarkozy seront un obstacle à des relations bilatérales «mûres». A une question relative à son appréciation des relations franco-algériennes, le ministre de la République algérienne n’a pas hésité à user de propos d’une rare virulence : «Vous connaissez les origines du président français et les parties qui l’ont amené au pouvoir. Saviez-vous que les autorités israéliennes avaient mis en circulation un timbre à l’effigie de Nicolas Sarkozy, en pleine campagne électorale ? Le gouvernement d’ouverture que dirige M. Sarkozy, qui a vu plusieurs personnalités de gauche rejoindre un gouvernement de droite, soulève plusieurs interrogations comme pourquoi Bernard Kouchner a décidé de sauter le pas, cela ne s’est pas fait pour des croyances personnelles. Ceci était le résultat d’un mouvement qui reflète l’avis des véritables architectes de l’arrivée de Sarkozy au pouvoir, le lobby juif qui a le monopole de l’industrie en France.» Très pessimiste et ne prévoyant aucune détente entre les deux pays, le ministre des Moudjahidine ne s’attend pas à ce que la visite du chef d’Etat français apporte un plus. A ce sujet, il a affirmé : «C’est une visite de courtoisie, sans plus, qui vise à garder les relations bilatérales actuelles en attendant de voir ce que nous réserve l’avenir. Au jour d’aujourd’hui des rapports d’égal à égal ne sont pas envisageables, les Français ne son pas prêts, en particulier durant le mandat de M. Sarkozy.» La remise aux Algériens des plans de mines déposées durant la colonisation n’est-elle pas une preuve de bonne foi des Français ? Non, répond-il catégorique. «Je crois que la remise des plans des mines n’est rien d’autre qu’un coup de pub et je ne vois en aucun cas de bonnes intentions en cela. Cependant, cela peut être perçu comme un aveu de la France, elle reconnaît ainsi que la guerre menée en Algérie n’a rien d’honorable, car elle a utilisé des procédés barbares comme les mines.» Une analyse qui l’a amené naturellement à évoquer la récurrente question de la repentance. «A mon avis, si la France ne reconnaît pas les crimes qu’elle a commis en Algérie, une normalisation ou une réconciliation n’est pas envisageable. Les relations ne dépasseront pas le cadre des échanges commerciaux. Parler d’un traité d’amitié ou de réconciliation sans excuses ?... Impossible». Chérif Abbas fait donc sienne une revendication que même le chef d’Etat a abandonnée et promet de le faire savoir à l’hôte de l’Algérie. «Lorsque je rencontrerai Sarkozy, je lui dirai que faute avouée est à moitié pardonnée », dit-il considérant que «la venue d’Enrico Macias est une provocation, mais à un degré moindre, car il n’est pas d’origine algérienne. Je crois qu’Enrico Macias ne fera pas partie de la délégation qui va accompagner M. Sarkozy». Une information qui se confirme puisque le chanteur a renoncé à se rendre dans un pays où il n’était pas «le bienvenu».
N. I.
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