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 LE JEU FOURBE DE BOUTEFLIKA

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MessageSujet: LE JEU FOURBE DE BOUTEFLIKA   Dim 15 Juin - 16:17

Algérie – UPM : Le jeu fourbe de Bouteflika

Ainsi donc, à en croire des sources « officielles », le président Bouteflika aurait émis deux réserves à propos de la réunion de lancement du projet d’Union pour la Méditerranée (UPM), prévue le 13 juillet prochain à Paris: la participation d’Israël et le choix de la date qui coïncide avec la Fête nationale française « à l’heure où la question de la repentance empoisonne les relations algéro-françaises »

Aussi, dit-on, la participation du président Bouteflika est «plus qu’improbable».
Avancer ces arguments, c’est avoir la mémoire courte : Bouteflika a accepté OFFICIELLEMENT d’entrer dans l’UPM aux côtés d’Israël ; BOUTEFLIKA a renoncé OFFICIELLEMENT à la repentance depuis novembre 2007.
Avancer ces arguments, c’est faire le jeu de Bouteflika : si le président algérien entretient le suspens sur sa participation, c’est pour de moins nobles raisons : le manque d’enthousiasme de l’Elysée pour un troisième mandat auquel s’ajoute un état de santé défaillant.
Les faits.

Revenons à juillet 2007.

Acte 1 : Bouteflika laisse Sarkozy, à Alger, humilier l’Algérie. Le président français martèle en présence du président Bouteflika : « Je viens ici ni pour blesser ni m’excuser. Je souhaite que les Algériens prennent l’histoire de la France telle qu’elle est. Chacun porte, sur ses histoires respectives, le regard qu’il souhaite. »
Bouteflika encaisse en silence. Il sait que cette volée de bois vert est surtout adressée à lui, lui qui a demandé à la France de reconnaître ses crimes et de présenter ses excuses. Mais il n’est pas d’humeur à répliquer. Ses objectifs ont changé : l’heure est à gagner les bonnes grâces de la France et des réseaux de Sarkozy pour un troisième mandat. L’honneur national attendra. L’ordre, strict, est de ne surtout pas porter la contradiction au président Sarkozy. Il sera observé par les journalistes, comme le confirme le journal Le Monde par cette révélation : «Au cours de la conférence de presse, seul M. Sarkozy a pris la parole. Le service de presse algérien avait fait passer la consigne : pas de questions à M. Bouteflika… » Du coup, l’évènement prend des allures d’une grande abdication nationale. «Le traité d’amitié entre les deux pays n’est pas d’actualité mais du côté algérien on s’est fait une raison», conclut Le Monde.
« Bouteflika a décrété publiquement, et s'adressant à moi, que son homologue français était un «patriote», qu'il défendait son pays de la même manière que lui-même le faisait », rapporte Jean Daniel.


Acte 2 : la même journée, le tout nouveau ministre des Affaires étrangères, Mourad Medelci, est chargé d’annoncer deux énormes concessions à Sarkozy. D’abord la renonciation à l’exigence officielle de la repentance de la France pour ses crimes coloniaux, l’Algérie se bornant désormais à « se projeter vers le futur sans effacer le passé. » Ensuite le quitus au projet d’Union méditerranéenne « pour envisager une Méditerranée de paix et de sécurité face à toutes les menaces », applaudissant à « cette idée forte de codéveloppement que le président Sarkozy a abordée, comme par exemple ce projet de mise en place d’une banque méditerranéenne qui viendrait soutenir des projets communs aux deux rives.»
Bouteflika ne pouvait ignorer que participer à l’Union méditerranéenne c’est s’assoir aux côtés d’Israël. Car l’Elysée avait bien précisé, à la veille du voyage d’Alger, que l’Etat hébreu sera membre à part entière de la nouvelle organisation. « L'objectif est bien sûr que l'Union méditerranéenne regroupe tous les pays du pourtour méditerranéen (…) et je vous confirme qu'Israël est bien un pays méditerranéen. » avait affirmé le porte-parole de l’Elysée, le 9 juillet.


Acte 3 : Le 12 juillet, c’est Bouteflika lui-même qui applaudit au « rapprochement de vision entre les deux bords de la Méditerranée » dans un message à Sarkozy à qui il rappelle que « nos récents entretiens à Alger nous ont permis de constater la concordance de nos visions et la convergence de nos approches quant aux conditions de réalisation du partenariat d’exception entre nos deux pays. »
Acte 4 : De Tunis, Sarkozy exulte. «Je crois que le président Bouteflika est devenu un ardent ambassadeur de l’union méditerranéenne », lâche-t-il, mi-narquois, lors d’un point de presse improvisé.
Un grand boulevard s’offrait à la France sur le sol algérien.
« Si le président français tient sa promesse de s'engager personnellement dans une coopération maghrébine et méditerranéenne dont l'axe serait en quelque sorte Paris-Alger, le voyage officiel d'Etat de décembre prochain de Nicolas Sarkozy à Alger pourrait déboucher sur un accord historique », prédit Jean Daniel.

Le scénario n’a pas fonctionné comme prévu. L’Elysée a traîné la patte pour un troisième mandat.
Bouteflika n’ira peut-être pas à Paris le 13 juillet. Mais cela n’aura rien à voir avec les principes, avec la participation d’Israël ou avec le choix de la date qui coïncide avec la Fête nationale française.

Le Matin
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