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 Intégrisme en Algérie : le pire est à venir...

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aureschaouia

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Date d'inscription : 17/10/2004

MessageSujet: Intégrisme en Algérie : le pire est à venir...   Lun 5 Jan - 23:35

RÉGÉNÉRESCENCE DE L’INTÉGRISME
Les librairies des ténèbres



Enquête réalisée par Lyas Hallas
in : http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2009/01/05/article.php?sid=77761&cid=2


Maktabet El-Istikama Librairie de droiture), Maktabet Nour El-Kitab Librairie Lumière du livre), Maktabet El Mouhadjirine Librairie des Emigrés - Mekkois émigrés à Médine avec le Prophète Mohammed (QSSSL))… et bien d’autres appellations du même répertoire. Par définition, ces enseignes renvoient à une activité bien précise, celle de la vente du livre et de la papeterie. Cependant, les magasins en question, loués souvent assez cher, commercialisent des gammes hétéroclites de produits et ne proposent que rarement les affaires scolaires.

On y trouve des tenues afghanes, des tchadors, des foulards, des livres religieux, des enregistrements d’imams orientaux et même des préparations à usage médicamenteux. Une activité qui prolifère de manière considérable à Constantine, mais qui ne semble déranger ni les autorités administratives ni les services de sécurité. Est-elle codifiée en termes de la nomenclature des activités commerciales autorisées en Algérie ? On croit savoir que les prétendants à une telle activité demandent auprès de l’administration compétente, le plus souvent, des registres du commerce pour papeterie. Le détenteur d’un tel document peut, il est vrai, vendre, en guise d’activités accessoires, des produits cosmétiques, des disques et cassettes, du tabac, des journaux et des puces téléphoniques. Néanmoins, la réglementation ne lui donne pas le droit de vendre les vêtements et les médicaments en même temps. Mieux encore, la loi interdit la vente des compositions à usage médicamenteux en dehors des pharmacies, et ce, y compris pour les herboristes qui sont autorisés à vendre uniquement les «plantes médicinales non vineuses, fraîches ou sèches». C’est-à-dire, ils ne peuvent en aucun cas commercialiser des préparations ou des compositions à usage médicamenteux. Les préparations commercialisées dans ces «librairies» sont fabriquées à base d’huile, de miel, de vinaigre, de gingembre et autres plantes… Des ingrédients que le Prophète Mohammed (QSSSL) utilisait, à en croire ces commerçants, pour traiter les malades et qui ont d’autres usages esthétiques. La quasi-totalité de ces produits sont importés, notamment de l’Arabie saoudite. Des importateurs profitent de la promotion faite pour cette «médecine prophétique» via les chaînes satellitaires arabes pour inonder le marché de ces produits. En fait, ce commerce ne se limite pas dans des locaux bien encartés sur un fichier ad hoc, mais s’étend dans les souks et les artères du centre-ville où l’espace public est squatté par des vendeurs à la sauvette. Cette activité serait-elle rentable au point de devenir aussi attrayante ? Au vu de l’importance du nombre des Algériens ayant basculé vers le conservatisme et qui sont devenus hostiles à toute lecture historique ou scientifique des écritures saintes, il est plausible de penser que «ces commerçants» investissent un marché bien porteur. C’est plutôt de «néocommerçants » aux traits salafistes qu’il s’agit et dont nombreux bénéficient du statut de repentis. Quant à la marchandise, elle serait donc un «produit d’appel», comme disent les promoteurs des grandes surfaces. Dès lors, il est légitime de s’interroger sur la connivence de ces commerçants avec les groupes de soutien au terrorisme. Plusieurs repentis se sont reconvertis dans le renseignement et le recrutement pour le compte de leurs acolytes encore dans les maquis ou ont carrément renoué avec l’activité criminelle. Les rapports des services de sécurité sont éloquents. Il est d’autant plus curieux de constater que ce commerce semble proliférer telle une toile d’araignée, alors qu’on pense que c’est un créneau peu porteur. A bien décrypter les propos d’un vendeur, barbu et âgé d’une trentaine d’années environ, abordé au marché hebdomadaire d’El-Khroub, le lien est probable. Ce petit détaillant, qui vend également de la friperie, expose quelques articles (CD, huiles, parfums…) sur un étalage de piètre valeur. C’est rentable ce que vous faites ? «Nous ne travaillons pas pour s’enrichir frère, mais juste pour gagner notre pain… Nous sommes des étudiants.» Et d’indiquer que la pommade «Chaleur en profondeur » se vend bien. «Elle coûte 100 DA. Nous la commercialisons à hauteur de 120 DA», ajoutera- t-il. Cette pommade serait destinée à soigner «toutes sortes de maux». Précisons qu’à l’exception d’un nom et d’une adresse d’un importateur de Sétif, aucune mention n’indique le nom du laboratoire qui l’a fabriquée. Bref, on ne sait même pas si cette pommade est à usage thérapeutique ou cosmétique. Vous êtes universitaires ? «Pourquoi, seule l’université dispense du savoir !?», répliquera-t-il, un brin hautain. Qu’est-ce que vous étudiez ? «L’exégèse, la sunna…» Où ? «Dans la mosquée», rétorquera-t-il sèchement. D’abord, à l’exception de la récitation du Coran, l’état d’urgence, encore en vigueur, interdit l’enseignement dans les mosquées, même si les textes encadrant cette situation exceptionnelle ont été allégés. Ensuite, le mépris de ce vendeur à l’égard de l’université et des universitaires dénote d’un fanatisme à prendre au sérieux. Sur un autre plan, les disques et cassettes commercialisés promeuvent des courants doctrinaux étrangers à notre conception de l’islam. «Les enregistrements des cheikhs : Abdelhamid Kouchk, Mohamed Hassan, Nabil El Aouadhi, Mohammed Hussein Yacoub se vendent comme des petits-pains », confiera un autre vendeur. Le premier est un Egyptien. C’est une figure emblématique du mouvement des Frères musulmans. Les trois autres sont des imams d’obédience fondamentaliste wahhabite. Ce qui devrait inquiéter s’agissant de l’avenir des jeunes générations, initiées approximativement aux connaissances religieuses. Comble de l’ironie, le livre est devenu un produit de prédilection des trabendistes. De l’aveu même d’un libraire installé à Constantine, ses pairs ont développé un système D pour faire introduire les livres interdits à la vente en Algérie ou qui coûtent cher à l’importation. Selon ses dires, l’Etat algérien encourage, ces dernières années, l’importation des livres de soufisme. Certains libraires font ainsi leurs emplettes au moyen du «cabas» en passant des commandes, ajoutera-t-il, auprès de gens qui voyagent régulièrement à l’étranger. Du côté de la Direction du commerce de la wilaya de Constantine, on aborde le sujet de manière plutôt mécanique. Autrement dit, c’est une infraction à mettre sur le registre de la non-conformité d’une telle pratique aux activités inscrites sur le registre du commerce. Aucun bilan spécifique n’a été établi par ladite administration. «Je ne crois pas que ça prolifère de manière aussi inquiétante. En tout cas, nous avons constaté plusieurs infractions s’agissant de ce créneau précis. Je me souviens qu’un commerçant activant au centre-ville et disposant d’un registre du commerce pour vente d’habillement mais commercialisant des CD et autres articles, a été sommé par les contrôleurs à se conformer à la réglementation », dira le chef du service de contrôle près de cette administration. Pour sa part, le chargé de communication de cette direction et non moins chef de service de la qualité a déclaré que la Direction du commerce n’est pas le seul intervenant dans la chaîne de contrôle. Selon ses termes, son service ne s’intéresse qu’aux commerces établis. Sinon, le marché informel est, ajoutera-t-il, du ressort des services de sécurité. D’autant plus que la Direction du commerce intervient uniquement pour protéger les marques déposées en Algérie. Puisque, argumentera-t-il, il est impossible de reconnaître les qualités d’un produit qui n’est pas déposé. Ce sont les services de la santé qui sont habilités à contrôler les préparations à usage médicamenteux, selon toujours notre interlocuteur.
L. H.

Leçon non retenue
Quel enseignement a-t-on tiré de notre histoire récente, ô combien douloureuse ? L’absence de réaction prévenante et prévoyante des dirigeants du pays pendant les années 80 face à la montée du fondamentalisme islamiste avait plongé le pays dans une spirale infernale de violence et à ce jour, on ne s’est encore pas définitivement remis ni débarrassé des affres de l’intégrisme et du terrorisme. Depuis, les voies et moyens de la propagande ont considérablement évolué et le danger venant du ciel ou via la toile est irrésistible. Même l’Etat n’y peut rien. Lorsque, toutefois, le péril empreinte des sentiers rudimentaires qu’on peut enrayer par une simple mais stricte application des lois et règlements et sans faire appel aux dispositions contraignantes de l’état d’urgence, l’inertie de ce dernier dénote alors sa faillite, voire même sa complicité ne serait-ce que par imprévoyance. En quoi consiste l’activité des librairies dites «islamiques» et pourquoi prolifèrent-elles de manière vertigineuse à telle enseigne que chaque quartier est pourvu de son «coin de paradis» ? Qu’a-t-elle de si ragoûtante cette besogne qui fait galoper par les temps qui courent, des salafistes, des repentis et autres intégristes notoires ? D’où provient l’argent injecté dans ce créneau qui semble avoir tissé un vaste réseau où seuls les barbus sont admis ? Pourquoi les pouvoirs publics sont-ils aussi permissifs face à ce charlatanisme qui fait fi des lois qui régissent l’activité commerciale et qu’ont-ils à ignorer la propagation de ce phénomène ? Autant d’interrogations qui n’émeuvent, pour l’instant, ni les autorités administratives ni les autorités sécuritaires, ce qui est en soi une autre concession au fondamentalisme islamiste qui n’en demande pas tant pour se régénérer.
K. G.
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yamas-nlouras



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MessageSujet: Re: Intégrisme en Algérie : le pire est à venir...   Sam 21 Fév - 12:06

Entre l’argent et le terrorisme, la relation de réciprocité n’est plus à démontrer. On sait, en effet, et davantage chez nous, que l’argent c’est le nerf de la guerre qui a financé les activités des groupes terroristes. On en sait peut-être moins s’agissant du terrorisme qui rapporte du fric.

C’est pourtant une vérité qui nous saute de plus en plus aux yeux, à l’heure de la réconciliation nationale. Il suffit juste d’être un brin observateur, en déambulant dans les rues d’Alger ou en se rendant à certains marchés, comme El-Hamiz ou “Dubai” à Bab-Ezzouar pour voir cet argent sale, ou du moins en partie se décliner sans pudeur à travers toutes sortes d’activité commerciale, dont la particularité est d’échapper totalement au fisc. Car, la gamme est plus large qu’elle n’y paraît.

Foncier, immobilier, transport, grande distribution, téléphonie mobile, parfumerie, vêtement féminin, sont autant de segments dans lesquels l’argent des maquis est recyclé. Et derrière les petits vendeurs au look islamiste, chargés de commercialiser le produit, se cachent les vrais pourvoyeurs de fonds : ce sont “les seigneurs de la guerre”, les “émirs” sanguinaires qui ont ramassé des fortunes à rendre jaloux Crésus.

Racket, hold-up, rançon, commerce de narcotiques sont autant de modes opératoires utilisés par les chefs terroristes pour bâtir leurs fortunes qui se chiffrent aujourd’hui en milliards de dinars. Un véritable trésor de guerre qui est en train d’être réinvesti en toute latitude et en toute impunité. Car, on voit mal les agents des impôts mettre le nez dans cette connexion entre islamisme et affairisme, sous peine de se mettre en porte-à-faux avec la politique de réconciliation nationale qui se veut aussi un cache sexe aux activités des “émirs” reconvertis dans le business halal.


LIBERTE: 10/02/09
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Kimpa MAZIGH



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Date d'inscription : 22/08/2013

MessageSujet: Humanisme Amazigh contre isalmisme   Jeu 22 Aoû - 12:39

Je ne vois qu'un seul moyen de contrer l’islamisme rampant en Algérie et en pays Aurassien. Opposer à cet Islamisme étranger l'Islam Amazigh (celui de l'Homme libre) basé sur l'humanisme Amazigh. Autrement dit, cet islam qui respecte :

1 L'Anaya : la protection de soi et des autres. Le premier devoir d'un amazigh est de protéger un être humain qui a des intentions pacifiques. Et qui respecte la loi traditionnelle locale issue de l'humanisme amazigh. Accueil de la personne, logement de la personne, nourriture de la personne, et ce gratuitement pour le nécessiteux. Bref séjour ou la personne reprend son chemin ou choisit de s'intègrer au village ou au quartier en contribuant aux œuvres publiques.

2 Le libre arbitre : Les Amazighs sont laïcs depuis qu'ils sont Amazighs ! Ils respecte l'ensemble des croyances de l'humanité dès lors qu'elles sont pacifiques. L'Homme libre peut choisir de croire ou de ne pas croire. La spiritualité est de l'ordre de l'intime.

3 L'Egalité : aucun être humain n'est au dessus des autres. L'organisation sociale et politique civilisationnel des Amazighs permet à toute personne dès lors qu'elle s'en donne les moyens et contribue à la collectivité locale, d'être aidée dans son projet de développement.

La liste est longue mais ces trois principes sont traversé par d'autres valeurs universelles, celle de la fraternité et de la solidarité entre hommes et femmes libres. Rien qu'avec ces trois principes, il n'y aura plus d'islamistes. Car même un islamiste devra s'intégrer et trouvera son bonheur dans l'humanisme Amazigh et L'Isalm qui va avec. S'il n'a point d'intention pacifique alors il est simplement banni du lieu. Dans l'humanisme Amazigh il n'y a pas de prison, ni de peine capitale.
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