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 Liberté

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djemaa



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MessageSujet: Liberté   Jeu 19 Jan - 15:35

La 24 (Jeudi 19 Janvier 2006)
Marianne contre canal +
Le “qui tue qui ?” en procès à Paris
Par : Yacine Kenzy

Jean-François Kahn, directeur de l’hebdomadaire français Marianne, et qui a à son effectif une carrière de près de 40 ans, et Jean-Baptiste Rivoire, un journaliste qui travaille pour Canal +, ont en commun de travailler sur l’Algérie. Jean-François Kahn est, par ailleurs, sans complaisance à l’égard du régime algérien et des islamistes. Rivoire est un farouche partisan du “qui tue qui ?” et ses reportages accusent l’Armée algérienne d’avoir organisé les massacres, à l’instar de Bentalha qui a fait l’objet d’une enquête “Autopsie d’un massacre” ou encore l’enlèvement des moines de Tibhirine. Or, un autre journaliste français, Didier Constant, a réalisé sur l’affaire des moines une enquête qui a démenti la thèse de Rivoire. À Paris, le lobby du “qui tue qui ?” s’agite. Mis sous pression, Didier Constant se suicide parce qu’on venait de porter atteinte à son honneur et à son intégrité professionnelle. Le journal Marianne publie un article où il fustige l’attitude de ce lobby. Croyant pouvoir le blanchir, Rivoire poursuit Jean-François Kahn en justice. L’affaire a été examinée mardi dernier par la 17e chambre du tribunal correctionnel de Paris. Comme témoins, Saïd Sadi, Omar Belhouchet, la compagne de Didier Constant et ses amis qui ont apporté leur soutien à Jean-François Kahn.
La compagne de Didier Constant a estimé que le suicide du journaliste était le résultat de la campagne orchestrée par Rivoire. Celui-ci était soutenu par l’officier déserteur Habib Souadia, l’éditeur François Geze et Nacéra Dutour, mère d’un disparu. Les débats ont été très longs si bien que la cour a reporté à la semaine prochaine les plaidoiries des avocats. Compte rendu détaillé dans notre prochaine édition.

Y. K.


exprimons notre solidarité avec JFK même si nous ne partageons pas tous ses points de vue ! !
le clan du qui tue qui est plus important car il manque toute l'internationale socialiste, les soutiens de l'Algérie de papa" dont le père de Rivoire est un élément + + +
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djemaa



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MessageSujet: Le Soir d'Algérie   Jeu 19 Jan - 16:02

Jean-François Kahn, directeur de l’hebdomadaire Marianne , a saisi ce procès que lui intentaient les tenants du “qui-tue-qui” pour déclarer : “Les journalistes algériens sont l’honneur de tous les journalistes.”
La 17e Chambre du tribunal de Paris a abrité, mardi, le procès en diffamation intenté par le journaliste de Canal +, Jean-Baptiste Rivoire, à Jean-François Kahn, directeur de l’hebdomadaire français Marianne. Rivoire, tristement connu en Algérie par ses nombreux reportages tendant à faire croire que le terrorisme islamiste en Algérie est une création des services spéciaux algériens et que les actes terroristes sont fomentés ou même parfois perpétrés par ces services, y compris d’ailleurs les attentats de 1995 à Paris et y compris aussi, en l’occurrence, l’enlèvement et l’égorgement des sept moines de Tibehirine, a attaqué Marianne en justice pour un article paru dans son édition du 8 au 14 mars 2004. L’article incriminé, intitulé “Un étrange suicide”, fait référence au suicide du journaliste Didier Contant qui s’est donné la mort dans la nuit du 15 au 16 février 2004. Ce journaliste, pour rappel, enquêtait alors, sur l’enlèvement et l’assassinat par le GIA en mai 1996 des moines de Tibehirine. La première partie de l’enquête, publiée par Le Figaro Magazine devait être complétée par la seconde, interdite de publication par le magazine suite aux pressions exercées sur sa direction qui a dû céder et signifier à Didier Contant une fin de non-recevoir. En fait, les investigations poussées en Algérie du journaliste Contant infirmaient totalement la thèse produite par Rivoire et son témoin Abdelkader Tigha, déserteur du DRS, qui ont tenté de faire croire que cet acte odieux commis contre les sept moines, était l’œuvre des services algériens en connivence, pour des raisons d’Etat, avec les services français, dédouanant ainsi les islamistes, qui le revendiquent, de cet acte barbare. Marianne, après avoir évoqué dans le papier incriminé “un certain lobby médiatique qui s’évertue à dédouaner les intégristes algériens de leurs crimes”, restitue justement le contexte du suicide du journaliste et explique à ses lecteurs : “Sur l’affaire des moines, Rivoire prépare justement un livre avec le dénommé Tigha. Les investigations de Contant le dérangent. On fait circuler le bruit que Contant est un agent des services secrets ; on exerce des pressions sur Le Figaro Magazine, qui refuse de publier la seconde partie du reportage de Contant. Ce dernier adresse mail sur mail à ses amis algériens, les familles des victimes du terrorisme. ll craque. Le 15 février, il saute du 7e étage.” Il est reproché à Jean- François Kahn d’avoir, par cet écrit, diffamé Rivoire en affirmant qu“’il participe obsessionnellement à la campagne consistant à blanchir l’islamisme de ses forfaits” et à faire partie d’un “lobby médiatique qui s’évertue à dédouaner les intégristes”, et enfin d’imputer le suicide de Contant aux pressions qu’il a subies. Même s’il n’en n’est pas le rédacteur, l’article n’étant pas signé, Jean-François Kahn assume totalement ce papier. Appelé à la barre, il persiste et signe, et dira même plus : “J’ai écrit des choses qui vont plus loin sur ce lobby islamiste et sur le groupe qui militait à Paris pour le dédouaner.” Tous les reportages de Rivoire, ajoute- t-il, affirment que ce ne sont pas les islamistes qui sont les auteurs des massacres effroyables qu’a connus l’Algérie, alors que les islamistes eux-mêmes revendiquaient leurs actes. Il en est de ces faits, dit-il comme des attentats de New York, revendiqués par Ben Laden mais que Thierry Meyssan impute aux services. Ce que reproche le directeur de Marianne à Rivoire comme à tous ceux qui niaient les actes des terroristes islamistes, c’est cette “volonté systématique de blanchir le terrorisme islamiste”. A José Garçon de Libération, raconte Kahn, nous lui avions proposé de venir la rencontrer accompagnée de victimes du terrorisme qui auraient pu témoigner et elle a refusé. A Canal+, on est allé plus loin. L’interview que je leur ai donnée a totalement disparu d’un document qui devait présenter les thèses opposées sur les acteurs du terrorisme en Algérie. Et de s’interroger si la déontologie n’en prend pas un coup. Alors, comment ne pas parler de “lobby et de campagne orchestrée”, s’interroge Jean-François Kahn qui rappelle, qu’à l’époque des faits “dire que les islamistes ont commis des crimes, c’est être complice des militaires”. Pour lever toute équivoque, Kahn souligne que son journal, Marianne, n’a jamais été complaisant avec le pouvoir algérien ni publié des articles favorables à l’armée algérienne. Quant aux pressions exercées sur Contant et sur ses employeurs, le directeur de Mariannecite les responsables du Figaro Magazine qui ont confirmé eux-mêmes à Marianne que Rivoire a fait pression et mis en garde contre la publication de la 2e partie de l’article de Contant. De nombreux témoins pour la défense de Kahn ont été produits par ses avocats, maître Dupeu et maître Florence Bourg. Ainsi se sont succédé à la barre, le président du RCD Saïd Sadi, Omar Belhouchet, directeur d’ El Watan, Joseph Macé Scaron, ancien rédacteur en chef du Figaro Magazine, Serge Faubert, journaliste à Gamma et ancien responsable à France Soir, Mohamed Sifaoui, journaliste à Marianne et enfin Madame Réna Sherman, ancienne campagne de Contant. La partie adverse qui avait pour avocat maître William Bourdon, a eu pour témoins l’éditeur François Gèse (qui a publié tous les ouvrages des tenants du “qui tue qui”), Habib Souaïdia, ex-souslieutenant déserteur et auteur (?) de La sale guerre publié par Gèse, Luc Sharman, journaliste à Canal+, Chevillard Nicolle, responsable de la Lettre risques internationaux, Benderra, ancien responsable de banque en Algérie, réfugié en France, et enfin Nacéra Dutour, responsable de SOS Disparus et sœur de Nasroulah Yous qui a publié chez Gèse aussi Qui a tué à Bentalha. Rivoire, comme tous les témoins qu’il a produits, ne parlent plus comme ils le faisaient avant, des crimes commis par le pouvoir algérien mais de “la majorité des crimes”, et c’est là une nuance et une évolution sémantique due très certainement à ce qu’a vécu la scène internationale comme crimes terroristes islamistes que ne peuvent plus occulter ces témoins et à leur tête Gèse qui se dit un éditeur “engagé” qui a “mis en évidence le terrorisme d’Etat” en Algérie. Cette partie ne manquera pas d’ailleurs de rappeler que le président Bouteflika luimême, à propos de l’assassinat des moines de Tibehirine, a déclaré sur LCI à la veille de son élection : “Toute vérité n’est pas bonne à dire à chaud.” Ces arguments n’on pas beaucoup tenu la barre. Les témoignages en faveur de Jean-François Kahn et notamment ceux des confrères amis de Contant et de son ancienne campagne, qui pour certains, ont reçu ses confidences à quelques jours de son suicide, l’ont décrit comme étant complètement déstabilisé par le harcèlement dont il a été l’objet de la part de Rivoire qui l’a décrédibilisé auprès de ses employeurs et qui a ruiné sa carrière. Par le menu détail, ils raconteront les coups de fil incessants dont il était l’objet et les menaces directes ou indirectes en direction de son employeur que Rivoire appelait en disant : “Est-ce que vous mesurez les risques de travailler avec cette personne ?” Omar Belhouchet et Mohamed Siffaoui confirmeront l’existence de ce lobby médiatique qui a été très fort pendant longtemps et qui a fait tant de tords aux Algériens. Interrogé sur ce qu’il pense des thèses de Rivoire, Omar Belhouchet répondra : “Ses positions sont arrêtées, dogmatiques et ne procèdent pas d’un travail de recherche. Sa vision tend à faire croire que dans mon pays le conflit est entre l’armée et l’islamisme, et tous les points de vue qui viennent contredire cette thèse ne sont pas recevables.” Saïd Sadi, dans une longue intervention, très structurée, abondera dans le même sens en rappelant que les tenants de la thèse de Rivoire considèrent que l’Algérie est réduite au couple islamiste et militaire. “Certains, au début, dit-il encore, ont pensé que l’islamisme était la révolte des pauvres” et il y a eu une espèce de romantisme un peu niais qui consistait à se demander si ces peuples sont éligibles à la démocratie et si, n’étant pas mûrs, l’islamisme n’était pas la meilleure solution. Cette thèse développée par une partie de la gauche française et marquée par sa culpabilisation liée à sa position pendant la guerre de Libération, considère qu’il n’y a pas de leaders algériens capables de mener un projet démocratique pour l’Algérie. Pour les tenants de cette thèse, poursuivra encore Saïd Sadi, derrière chaque journal algérien il y a un général et pour l’opposition démocratique, il en est de même : “Si vous restez en Algérie et que vous n’acceptez pas le terrorisme, c’est que vous disposez de protections que seuls les militaires peuvent vous fournir et vous êtes donc suspects.” Invité à conclure, avant la levée de l’audition et sa reprise mardi prochain, Jean-François Kahn fera, entre autres, cette admirable déclaration : “Dans ma carrière de journaliste, je n’ai jamais rencontré un courage égal à celui des journalistes algériens. Ils sont l’honneur de tous les journalistes”.
K. B.-A.
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MessageSujet: Re: Liberté   Mer 25 Jan - 17:10

Oui, japporte mon soutien à JFK. Sans le courage de l'Armée Algérienne qu'en serait-il de l'Algérie. Les repentis ne s'encachent pas et osent raconter comment ils égorgeaient froidement leurs innocentes victimes. Leur élargissement les a d'ailleurs encouragé à s'exprimer et à raconter à qui veut les entendre leurs méfaits. A l'instar de leur émir Madani Mezrag qui se permet d'accorder des interviews et de porter atteinte à l'ordre public sans qu'il ne soit inquiété le moins du monde. Toujours menaçant il rêve encore de son état islamique et le fait savoir. Le peuple Algériens connait ses bourreaux.
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