Aurès-Ichawiyen Imazighen -Afrique du Nord

Les Aurès : culture, débats et actualités
 
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 Mammek' nella zik'

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SASSA



Nombre de messages : 15
Date d'inscription : 09/01/2006

MessageSujet: Mammek' nella zik'   Lun 19 Juin - 13:19

Azzul fellawen,

La revue Société des Africanistes consacre dans ses différentes publications quelques articles relativement à l'Aurès.

Dans l'un de ses numéros, cette revue traite d'une tribu du massif de l'Aurès, il s'agit des Ayt Frah, cette dernière tribu a fait l'objet de nombreuses études notamment linguistiques et socio-culturelles de la part d'A.BASSET.

Les Ayt Frah, tribu chawie du massif de l'Aurès, vive dans un territoire d'envrion 170 km2, cet espace présente la caractérisitque à l'image de celui des Ayt Souik d'être en contact direct avec le nomade des nomades sahariens.

Le recensement ayant eu lieu dans les années 20 fait état d'une population d'environ 3000 habitants.

Comme la grande majortié des autres tribus vivant dans le massif, les Ayt Frah vivent essentiellement de l'agriculture et de l'élevage du petit bétail, en particulier des caprins.

Les auteurs mettent en exergue l'idée selon laquelle leur territoire, encerclé de pentes raides et fortement exposé au vent dominant du Sud, permet très peu l'agriculture séche, l'évaporation notent ces mêmes auteurs est fort intense, de plus la topographie et l'inclinaison des pentes raides entraînent l'hiver, l'écoulement des eaux de pluie consécutivement aux précipitations ou aux neiges vers les vallées voisines.

Les principales terres fertiles sont concentrées dans une vallée dont disent les auteurs qu'elle pénétre dans la montagne, chez eux les cours d'eaux ont la particularité de se jetter dans le sahara.

Observons qu'en Aurès, les cours d'eaux s'écoulent du nord vers le sud.

Face à un environnement pour le moins handicapant, les Ayt Frah ont fortement développé l'irrigation, dont ils en maitrisent parfaitement le maniement, ils possèdent des barrages de retenues d'eaux qui leurs servent à planter de nombreux arbres fruitiers ainsi que leurs parcelles d 'orge, l'abricotier ainsi que le figuier domine l'arboriculture dans cette région.

Les auteurs font constater que cette région est l'une des rares où l'on a pu maintenir la culture des oliviers dans cette latitude, observons également que les AYT FRAH possèdent un moulin à pressoir datant probablement de l'époque Romaine.

La base de l'alimentation est constitué de grains, qui ont comme ailleurs en Aurès une valeur sacrée, les fruits plus abondants ( abricots, dattes, melons..etc ) que les légumes ont aussi une très grande importance, ils font l'objet d'un séchage.

La culture des dattes est également possible sur leur sol, la protection de leur territoire contre les vents froids dominants leur permet de développer ce genre de culture, les auteurs remarquent que les fruits sont néanmoins petits et souvent ils font l'objet de troc contre d'autres fruits, céréales.

Zaatout constitue le village princpal des Ayt Frah, cette bourgade concentre en son sein trois sources et les tribus qui habitent se caractérisent en citadins et s'oppposent de ce fait aux autres tribus Chawies ou Arabes qu'elles définissent en tant que ruraux.

Le texte nous dit que les Chawis emploient le terme aqliht' pour désigner un regroupement de maisons, et donc un peuplement dense.

Les trois quart de la poplution sont réunis dans ce village, le reste de la population est disséminé dans de petits hameaux

Le texte n'évoque pas la présence de greniers collectifs chez eux.

Un clan principal habite cette bourgade, il s'agit des Ayt Adelkrim, composé des :

- Ah Bouha
- Ah Atman
- Ah Gerara

Le village de zaatout offre des boutiques, des cafés, des aires à battre, des commerces et plusieurs mosquées.

Les auteurs font remarquer la présence d'individus capables de travailler le fer, de fabriquer des meules ou des araires pour les labours d'automne, toutefois ils font observer qu'ils n'exercent pas cet art en qualité de métier à part entière, en effet beaucoup d'entre eux, ayant acquis une expérience professionnelle à l'étranger, dans les batiments travaux publics.

De plus, selon M.GAUDRY les Ayt Frah ont acquis une grande expérience et réputation dans la confection des poteries ainsi que dans la fabrication des pierres destinées aux meules des moulins à bras, la qualité des pierres dit l'auteur est très bonne.

A l'instar des autres tribus Aurasiennes les Ayt Frah sont animés d'une grande croyance supersitieuse en particulier dans le domaine agricole, il est à observer que la vie agraire rythme, scande la vie des Aurassiens, c'est ainsi que nous pouvons lire, qu'il est strictement interdit chez eux de monter du doigt un melon ou une pastèque en train de pousser, par ailleurs est également prohibé le fait de cueillir des olives le vendredi, par ailleurs les crêpes grasses de beurre ainsi que l'addemin étalée sur le soc de l'araire présagent d'une récolte abondante.

Les Ayt Frah comme le reste des tribus de l'Aurès ont participé au pélerinage à la montagne Buss, observant ainsi les derviches et demandant aux pélerins ah abderrahamane kebach en transe de leur prédire l'avenir sur un éventuel mariage, une éventuelle naissance ou enfin la qualtié des récoltes prochaines.

Icawiyen nella, icawiyen an-neqqim

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MessageSujet: Aïth Frah   Lun 19 Juin - 18:22

Je connais Aïn Zaâtout, ses Habitants et sa région c'est exactement ce que décrit la revue. Ils se sont d'ailleurs spécialisés dans l'orfevrerie de l'argent avant de se mettre à travailler l'or.
J'ai découvert tout récement une tribut d'Aîth Frah dans la région de cherchel au nord ouest d'Alger. Ces derniers ont le même accent que leurs frères vivants à Aïn Zaâtout dans l'Aures.
Aîth Frah ont surtout le sens des affaires, du troc ils sont passés aux grandes affaires. C'est aussi une tribut soudée et ses gens sont d'une solidarité exceptionnelle.

Merci SASSA.
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SASSA



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MessageSujet: Re: Mammek' nella zik'   Mar 20 Juin - 9:07

Rebel a écrit:
Je connais Aïn Zaâtout, ses Habitants et sa région c'est exactement ce que décrit la revue. Ils se sont d'ailleurs spécialisés dans l'orfevrerie de l'argent avant de se mettre à travailler l'or.
J'ai découvert tout récement une tribut d'Aîth Frah dans la région de cherchel au nord ouest d'Alger. Ces derniers ont le même accent que leurs frères vivants à Aïn Zaâtout dans l'Aures.
Aîth Frah ont surtout le sens des affaires, du troc ils sont passés aux grandes affaires. C'est aussi une tribut soudée et ses gens sont d'une solidarité exceptionnelle.

Merci SASSA.

Bonjour Rebel,

Merci pour ta réponse.

Notre objectif étant de faire connaître l'Aurès dans toute sa dimension, dans toutes ses particularités, etc...

Je suis heureux de constater que cette tribu est encore soudée, car c'est de solidarité, d'union et de travail dont nous avons notamment besoin pour mettre en valeur notre patrimoine culturel.

Nous comptons sur vous.

Je vous dis à bientôt les Chawis.

Icawiyen nella, icawiyen an-neqqim

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