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 Ajmahêt ou Assemblée des anciens

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SASSA



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MessageSujet: Ajmahêt ou Assemblée des anciens   Lun 26 Juin - 17:10

Azzul fellawen,

L'Aurès comme de nombreuses autres contrées berberophones a longtemps été régit par les coutumes berbères.

En pays Chawi, à la différence du pays Mêzab, la legislation applicable était d'origine coutumière, de traditions orales, selon E. MASQUERAY les coutumes orales étaient parfois plus fidèles que tous les cahiers du Mezab.

D'ailleurs à cet égard, l'institution cardinale chargée de faire application en quelque sorte de cette légistlation ou coutume berbère était l'assemblée des anciens ou des notables ou âjmahet.

Cette vénérable institution avait souvent l'habitude de se réunir sur une placette du village, à l'ombre d'un noyer, parfois même sous une tente.

E.MASQUERAY a mis en évidence l'idée selon laquelle en pays Aurasien, contrairement au pays Kabyle, l'activité de l'âjmahet était peu dense, l'auteur déclare que la raison principale est à trouver dans le mode de vie de certaines populations Aurasiennes, plus précisément celles qui ont adopté un mode de vie semi-nomade, en effet ce mode de vie empêchant des réunions régulières de l'asemblée des notables.

L'ajmahet connaissait un domaine de compétence assez dense, elle se prononçait sur les litiges relatifs aux tours d'irrigation, aux conflits de voisinage, les parties y avaient également recours en application en cas de meurtre, par ailleurs elle veillait à la bonne application des coutumes lors de la commission d'un fait délictueux, elle prononçait la répudiation ou le divorce, la liquidation du régime matrimoniale, elle affligeait des amendes...etc de plus l'Assemblée disposait d'hommes forts, les khobdjis chargés de procéder à la bonne exécution de la décision.

Vers le milieu du 19 ème siècle, la loi instituant compétence aux cadis pour connaitre des litiges relativement au divorce et concurrença ainsi l'assemblée des notables.

Cependant, les Aurasiens continuèrent à soumettre leur litige, notamment leurs demandes en divorce ou de répudiations devant cette Assemblée pour deux raisons essentielles :

- l'assemblée des notables se composent essentiellement de Chawis, donc de gens plus à même de connaître les difficultés des gens,

- cette même Assemblée s'est révélée beaucoup moins onéreuse que celle des Cadis.

Icawiyen nella, icawiyen an-neqqim

LUTTONS CONTRE L'OUBLI - SOUVENONS NOUS
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MessageSujet: L'JMÂETH   Lun 26 Juin - 18:18

L'JMÂETH revient en force, la lenteur de la justice pousse les justiciables à se touner vers cette "institution" comme la décrit si bien SASSA.
Pour trouver plus rapidement des solutions à leurs conflits, les aârchs se sont réorganisés et chacun d'eux désigne les membres qui composeront l'jmâeth. Ces derniers sont choisis parmi les plus anciens(les sages).
Aujourd'hui il leur arrive de se déplacer loin de chez eux pour aller régler des conflits entre des membres de la tribut qui ont quitté la région d'où ils sont issues.
Ainsi l'jmâeth nayeth ch'lih peuvent se déplacer de Batna à Alger pour aider des membres de leur aârch à régler des litiges les concernant.
Je me souviens adolescent, j'aimais assister aprèes la prière du vendredi à ces réunions auquelles participait mon père. Il arrivait que certains se fachaient et décidaient subitement de quittait "le tribunal". Mais les anciens arrivaient toujours à leur faire entendre raison et les débats continuaient de plus belle. Je me rappelle aussi qu'il arrive que l'jmâeth faisait une quête pour satisfaire l'une ou l'autre partie.
Même les conflits entres des membres d'un aârch opposant des membres d'un aârch différent se réglaient ainsi.
Merci SASSA de réveiller en nous des souvenirs enfouis au plus profond de nous même.
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djemaa



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MessageSujet: La cause des éliminations des Combattants de l'Aurès 2 fois   Jeu 17 Aoû - 17:20

L'Expression 14 août 2006
HOCINE ZEHOUANE ET LE CINQUANTENAIRE DU CONGRÈS DE LA SOUMMAM

«Ses messages sont d’actualité»

Cette célébration «doit s’inscrire contre l’occultation, la récupération et la profanation» de l’histoire.
Me Zehouane, président de la Laddh et ex-officier de la Wilaya historique III a annoncé, hier à Béjaïa, la naissance du comité provisoire de célébration du cinquantenaire du Congrès de la Soummam, parrainé symboliquement par Mme veuve Abane Ramdane. Ce comité est créé à la suite «d’une initiative d’anciens combattants, des membres du mouvement associatif et de la société civile» pour «une célébration à la hauteur de ce grand rendez-vous historique», a-t-il encore indiqué. Au-delà de l’hommage particulier qui doit être rendu aux héros et artisans de cette oeuvre magistrale que fut la charte de la Soummam, ce grand repère de l’histoire de la résistance algérienne «ne doit pas être pratiquement et médiatiquement occulté par la conjoncture tragique créée par le déchaînement de la fureur israélo-américaine contre les peuples libanais et palestinien», écrit-on dans la déclaration préliminaire pour expliquer le pourquoi de la création de ce comité qui a pour mission justement d’«assurer un meilleur éclat à cette célébration».

L’occasion de cette conférence a été saisie pour aborder la symbolique de cette date phare de l’histoire du pays mais aussi pour faire le point sur les questions de l’heure devant les représentants de la presse nationale. Dans son intervention, le conférencier a estimé que «les messages de la charte de la Soummam sont plus que jamais d’actualité», dans ce qu’ils portent comme enseignements en matière «d’osmose et d’unité de la société et du peuple algérien». Il s’agit, dira encore le conférencier de «lui donner un écho qui est le sien, au même titre que le 1er Novembre 54 et le 5 Juillet 1962», car expliquera-t-il «le congrès de la Soummam a consacré la renaissance de l’Etat moderne algérien» et «a constitué une forteresse qui a brisé toutes les tentatives de division et les assauts de l’ennemi». «C’est pourquoi», dit-il «nous devons assurer une célébration digne et forte afin de dégager les éclaircissements nécessaires pour faire face aux défis actuels». «Nous en avons grandement besoin dans cette phase incertaine», marquée souligne-t-il par «la force qui prime sur le droit et une angoisse grandissante au sein de la population». Cette célébration «doit s’inscrire contre l’occultation, la banalisation, la récupération et la profanation», précise-t-il, allusion sans doute à la volonté de «folklorisation» et de récupération partisane de cette date. Il affirmera, par ailleurs, clairement son opposition au projet de révision constitutionnelle. «Nous sommes contre la révision de la Constitution», clame-t-il avant de préconiser «la refondation constitutionnelle».
C’est d’ailleurs là l’un des quatre slogans dégagés par le comité pour ce cinquantenaire. Il signale les dangers de cette révision.«Le régime présidentiel dans l’état actuel, c’est le despotisme total», avance-t-il pour illustrer tout «le danger» d’une telle révision constitutionnelle. «Nous devons trouver un système garantissant la démocratie et la stabilité gouvernementale». Abordant la Charte pour la paix et la réconciliation nationale, Me Zehouane qualifiera la démarche de «fiasco national» et en veut pour preuve «la rumeur portant rétablissement du couvre-feu»
«Il faut une autre démarche politique qui conduira au règlement de la crise par le peuple», soutient-il. Pour lui, «la classe politique est complètement laminée», avant de retenir «le mérite du FFS qui maintient le flambeau sans toutefois influer suffisamment au niveau institutionnel».
D’où la symbolique du rassemblement «des fores nationales algériennes» à l’occasion de ce cinquantenaire. «Nous allons rebondir», promet-il, pour expliquer en conclusion: «Toute la charge symbolique de ce cinquantenaire qui implique des enjeux de taille.»
Arezki SLIMANI


Le Quotidien d'Oran 17 août 2006

Congrès de la Soummam : le rituel contre l’Histoire
Par Abed Charef
Le 20 Août est un anniversaire bien embarrassant. D’abord, parce qu’il est célébré durant la semaine la plus chaude de l’année. Ensuite, parce que les officiels et les directeurs de commémoration sont en congé, et qu’il leur est pénible de quitter la farniente des vacances pour aller grimper les tortueux chemins de Kabylie pour assister à un rituel vide de sens mais physiquement éprouvant. Enfin, parce que la déliquescence de l’Etat a poussé nombre d’acteurs à tenter de privatiser le 20 Août, comme on privatise un bout de rue pour le transformer en parking, et devenir les dépositaires exclusifs de la mémoire nationale. Cela donne une célébration fragmentaire, organisée par bribes, chacun essayant de récupérer un lambeau de légitimité en déposant la gerbe la plus grande.
Quand, par miracle, on échappe à ces querelles primaires, on bute sur d’autres polémiques tout aussi inutiles. Entre ceux qui veulent faire du Congrès de la Soummam un événement plus important que le 1er Novembre et ceux qui en contestent la légitimité, entre ceux qui le considèrent comme une déviation par rapport à la ligne historique du 1er Novembre et ceux qui estiment qu’il a corrigé les erreurs commises par les pères fondateurs de la Révolution, il y a des fossés que le temps n’a pas comblés. Bien au contraire, ils ont été élargis par les appétits de pouvoir, chaque groupe, chaque clan essayant de légitimer son accession ou son maintien au pouvoir en cherchant dans l’histoire des motifs de légitimité.
C’est ainsi qu’un pays en régression constante réussit à détruire ses propres symboles et ses mythes fondateurs. C’est le résultat de cette lecture de l’histoire par tanches, par régions, par leadership ou par appartenance clanique ou politique, ce qui est le moindre mal. Mais en refusant d’aller vers une pensée constructive, qui peut parfaitement être élaborée à partir des documents de la Soummam, l’Algérie se trouve réduite à errer dans les labyrinthes des petites histoires du passé, incapable de voir la lumière éclatante de l’Histoire qu’elle a devant ses yeux.
Elle refuse de voir que le Congrès de la Soummam a été une étape qualitative dans la structuration du mouvement national, étape décisive certes, mais une étape qui en appelait d’autres, pour se doter des meilleurs instruments en vue de réaliser et préserver les objectifs d’indépendance nationale. Ceci amène à se poser trois questions: quel a été l’apport du Congrès de la Soummam, quelle signification a aujourd’hui la souveraineté nationale, et quels sont les moyens de la préserver et de la renforcer ?
Au-delà des polémiques et débats, un consensus semble se faire au moins sur deux points: d’une part, le Congrès de la Soummam a doté la Révolution algérienne de structures rationnelles, modernes, pouvant assurer une exploitation optimale des ressources disponibles. D’autre part, il a doté le FLN-ALN d’une doctrine politique relativement cohérente, même si elle a été contestée par un certain nombre de dirigeants.
Un demi-siècle plus tard, l’Algérie se trouve confrontée au même défi, mais elle refuse de tirer les leçons les plus évidentes du Congrès de la Soummam. Elle refuse, d’une part, de se doter d’institutions en mesure de gérer au mieux ses richesses et ses potentialités, préférant les combines et les changements constitutionnels sans impact sur le pays réel.
D’autre part, elle a échoué à élaborer une démarche politique, même incomplète, pour se projeter dans l’avenir. Pourtant, le pays bénéficie aujourd’hui d’une double expérience. La sienne d’abord, pour savoir ce qu’il ne faut pas faire. Celle des autres ensuite, pour voir ce qu’ont fait les pays qui ont réussi.
Par ailleurs, le Congrès de la Soummam a donné les contours de que devait être la souveraineté nationale. Sans entrer dans le détail, la souveraineté, dans le contexte de l’époque, signifiait un drapeau, une armée, et une action sociale massive en faveur des couches les plus pauvres, qui constituaient l’écrasante majorité de la société. Même en faisant abstraction du reste, c’était suffisant pour l’époque.
Mais dans le monde complexe d’aujourd’hui, la souveraineté a changé de sens. En plus du drapeau, elle signifie une société libre, composée de citoyens libres, exerçant pleinement leurs droits et libertés. Elle implique, de fait, le remplacement de l’Etat étouffant ou oppresseur par un autre, qui oeuvre à promouvoir et à protéger les libertés, toutes les libertés: politique, économique, culturelle, qui ne peuvent être assurées que par une représentation politique et sociale reflétant la volonté populaire.
Enfin, il faudra bien que l’Algérie se pose un jour la question de savoir comment préserver et renforcer sa souveraineté. C’est un débat qui fait cruellement défaut, tant l’exercice libre de la politique est banni. Toutefois, on peut d’ores et déjà noter que les systèmes totalitaires, ceux qui refusent la liberté à leurs citoyens, ont échoué, ou gravement hypothéqué leur souveraineté, qu’il s’agisse de l’ancienne URSS et de ses satellites, de l’Afghanistan, de l’Irak ou de la plupart des pays arabes, dont les systèmes sont incapables d’exprimer le choix de leurs peuples sur des questions aussi limpides que la Palestine.
A contrario, les sociétés libres ont réussi à préserver la dignité de leurs citoyens, à assurer leur bien-être économique et social, à s’imposer ou à négocier au mieux leur place dans le concert des nations. Nombre de pays, naguère arriérés, ont réussi à faire un bond exceptionnel en une ou deux décennies, en adoptant des systèmes politiques adéquats.
Il y a un demi-siècle, en pleine guerre, dans la clandestinité, le Congrès de la Soummam a réussi à apporter les réponses à ces questions centrales qui se posaient alors au pays. Aujourd’hui, la seule commémoration qui en vaille la peine, la seule manière d’honorer ces géants qui ont adopté la plateforme de la Soummam, est celle qui permettrait de débattre de ces questions, d’élaborer des réponses et d’en engager la réalisation. Le reste, tout le reste, n’est qu’un rituel djahilien destiné à contrer le sens de l’Histoire.
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djemaa



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MessageSujet: El Watan   Lun 28 Aoû - 16:15

Maintenant, nous devons intégrer, dans notre Histoire, cette tentative de coup d'Etat de l'empire du mal usa et de son fils adultérin les pétromonarchies avec l'aide de leurs collabos qui se prétendent "Algériens" :

Le temps des marionnettes
Où va l’Algérie ? Tous les indicateurs sont au rouge, que ce soit sur les plans politique, sécuritaire, économique ou social. Il se trouve que des forces cherchent à enfoncer davantage le clou afin de provoquer un meilleur balisage pour un chaos irréversible. Depuis un certain temps, des voix s’élèvent pour demander une prolongation du délai imparti par la charte pour la paix et la réconciliation nationale aux terroristes islamistes pour se rendre. Comme si la période de six mois qui leur a été accordée n’était pas suffisante ! Nulle part au monde, on ne trouve des criminels bénéficiant d’une telle sollicitude. Par quelle démence sommes-nous arrivés à une telle situation, unique dans toute l’histoire de l’humanité ? Un pouvoir qui déroule le tapis rouge devant des assassins sans foi ni loi, cela ne s’est vu que dans les films d’horreur. Un pouvoir qui, à cause d’initiatives irresponsables, ruine l’avenir du pays et jette le discrédit sur des institutions déjà fragilisées. C’est lui-même, sans chercher l’avis des citoyens, qui imagine des lois, les fait adopter pour ensuite les violer allègrement. Pour arriver à ses fins, il mobilise dans son entourage des larbins prêts à dire aujourd’hui une chose et son contraire le lendemain pour peu qu’on leur jette des os à ronger. Malheureusement, le clientélisme est devenu une forme de gouvernance en Algérie. On le voit avec tous ces gens qui s’agitent autour de la charte, et ce, pour masquer l’échec du maître du moment qui gère, et le mot est trop grand, l’Algérie selon ses intérêts propres et les humeurs du moment, à tel point que le cafouillage s’est installé au sommet de l’Etat, où les dirigeants sont incapables de faire respecter les textes qu’ils ont imposés au peuple. Un exemple ? Un assassin comme Madani Mezrag vient encore de s’exprimer alors que la charte lui interdit absolument de le faire. Aucun responsable ne lui a dit de mettre fin à ses provocations et la justice, prompte à s’autosaisir quand il s’agit de presse, adopte la politique des trois singes. Elle attend les ordres « d’en haut », mais ils ne veulent pas venir. Le prince, lui, manipule à distance ses marionnettes. Il donne l’impression de s’amuser du destin de l’Algérie et d’en tirer même une profonde jouissance. La politique de la main tendue aux terroristes ayant échoué, on persiste pourtant dans une politique négative qui ne peut donner que des résultats négatifs. A croire que le sort de l’Algérie est le cadet des soucis des maîtres du moment et que les enjeux sont ailleurs. C’est ce qu’on appelle le système mafieux dans le sens le plus horrible de l’expression. L’Algérie, à laquelle on demande des conseils sur les moyens de lutter contre le terrorisme à cause de son expérience dans les années 1990, est en train de devenir paradoxalement un paradis pour les terroristes. Les gouvernants veulent à tout prix les blanchir, quitte à classer les militaires, les policiers, les gendarmes et tous les milliers de civils assassinés par l’AIS, le GIA et autres dans la case pertes et profits. Un noble combat qu’on veut enterrer et même faire renier pour baliser le terrain à une république talibane.

Tayeb Belghiche
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djemaa



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MessageSujet: revue   Mer 30 Aoû - 17:15

QUI PEUT ME PROCURER CE DOCUMENT MERCI
Un hors-série Horizons
“20 Août 1955 - 20 Août 1956, Ifri par Skikda”. C’est sous ce titre que se décline un numéro spécial de notre confrère Horizons, sur le cinquantenaire du congrès de la Soummam et le 51e anniversaire de l’offensive du Nord-Constantinois. Ce document contient, sur 44 pages, une série d’articles de fond et de témoignages sur ces deux dates de l’histoire de la révolution. Un message du Président, un contribution du ministre de la Communication, une interview de Abdelhamid Mehri, des reportages de fond et une galerie de portraits constituent l’ossature de ce spécial. Outre sa valeur documentaire, le numéro est d’excellente facture technique et se décline sous forme de revue. Un heureux mariage qui lui donne le droit de figurer en bonne place dans les bibliothèques. Un grand bravo à nos confrères et amis d’Horizons pour cette belle œuvre, qui sera disponible à titre gracieux, dès aujourd’hui dans tous les kiosques.
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djemaa



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MessageSujet: le quotidien d'Oran   Lun 9 Oct - 14:38

Ouf il n'y a pas que moi pour dire que les turcs nous COLONISES ce n'est pas parce qu'ils font partie du "monde musulmans" que nous devons baisser nos mémoires pour nous faire encore b..... !

Algérie-France-Turquie :

le second coup d’éventail



Kamel Daoud



La Turquie pourrait adopter une loi pénalisant la négation de massacres par des Français en Algérie si la France votait une loi punissant la négation du génocide arménien de 1915. Qu’en pensent donc les Algériens durant ce Ramadhan ? Presque rien. L’occupation turque de l’Algérie ayant été blanchie par une sorte d’histoire officielle par défaut, il n’en reste que le geste improbable d’un Dey offusqué, frappant de l’éventail un diplomate français et une explication de la colonisation par un instrument de ventilation et une crise de paiement de la semoule. Qu’ont fait les Turcs chez nous ? Officiellement, ils ont chassé les Espagnols et nous ont libérés de nous-mêmes sachant qu’on était incapables de nous gouverner nous-mêmes. Les Turcs, selon ce que l’on ne dit pas curieusement, ont été barbares, méchants, habiles guerriers, mauvais colons et atroces gouverneurs. Les Turcs venus en Algérie à l’époque n’étaient pas les meilleurs mais surtout ceux dont la Porte Sublime n’en voulait pas. Barberousse, le frère de son frère, outre sa prédation légendaire, nous a surtout légué cette vocation de piraterie par terre ferme qui nous sert aujourd’hui de doctrine totale pour la politique et l’économie, le lien entre le pouvoir et le rapt des femmes et l’assassinat politique innocent.

Question donc: que se passe-t-il aujourd’hui ? Rien de nouveau au vu de l’histoire puisque l’Algérie se retrouve encore une fois coincée entre les Turcs et les Français. Le second coup d’éventail, 174 ans après, est une loi française qui va punir la négation du génocide des Arméniens par les Turcs, auquel fait écho une loi annoncée en Turquie punissant la négation du génocide des Algériens par la France. Les Algériens y ont le même rôle qu’à l’époque de 1832, les morts comme les vivants et les survivants. C’est une affaire qui ne nous concerne presque pas et, à la limite, lorsque Turcs et Français en arrivent aux mains, ce sont toujours les nôtres qui paient et cette fois-ci, la facture est pour les morts. 1°) Qui est en effet coupable du génocide français en Algérie ? Les Français, mais aussi un peu les Turcs qui ont préféré la valise au cercueil, comme aujourd’hui ils préfèrent l’adhésion à l’UE à notre génocide. 2°) Quel est le lien entre les Arméniens et les Algériens ? Un lien de parenté minéral comme ont tous les morts entre eux lorsqu’ils se confondent dans les fosses et les terres. 3°) Que nous apporte cette loi turque ? La possibilité oisive et de loisirs de déposer une plainte contre un Français qui va en Turquie pour clamer qu’il a été un bon pied-noir et que les ponts et les écoles étaient plus nombreux que les morts d’indigènes. 4°) Quel est le statut du film «Indigènes» dans cette histoire franco-turque sur le dos des Arméniens qui ont produit Aznavour et des Algériens qui ont exporté Khaled ? Un statut politique: le film prouve admirablement que les indigènes se sont battus pour la France en France et qu’il y a eu des morts, alors que la loi du 23 février 2005 a essayé de prouver que lorsque les indigènes se sont battus contre la France, il n’y a eu que des blessés, des écoles et des routes. Dernière question: les Turcs sont-ils corrects ? Non. Ni vis-à-vis des Arméniens qu’ils ont bel et bien massacrés, ni vis-à-vis des Algériens qu’ils ont colonisés à l’époque et dont aujourd’hui ils veulent coloniser l’histoire pour la faire servir à leur petit jeu. Malgré cela, l’on s’imagine mal, lorsqu’on y pense, des parlementaires algériens dénoncer l’usage abusif que fait la Turquie de leur histoire à leur place, les dépossédant de la seule preuve réelle du crime: le corps des massacrés et le souvenir que l’on doit en garder. Encore une dernière question: un Algérien malade doit-il aller se soigner en France, en Turquie, en Arménie ou rester chez lui ?
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MessageSujet: la nouvelle république   Jeu 12 Oct - 16:03

Khemis Miliana
La ville rend hommage à Ali Amar dit Ali «La pointe»


La cérémonie commémorative en hommage au héros de la Bataille d’Alger, Ali Amar, dit «Ali La pointe», a eu lieu ce matin 8 octobre en présence du wali, des autorités civiles et militaires et des anciens moudjahidines. Après l’hymne national, une gerbe de fleurs a été déposée devant la stèle érigée sur la place qui porte le nom du martyr. Natif de Miliana, Ali Amar quitte sa ville natale vers les années 40 pour Alger. Depuis 1950, il a plusieurs fois été incarcéré pour rébellion. Il est pris encore une fois, après une rixe avec un colon raciste. En 1954, il est emprisonné à Damiette (Médéa), et le 2 avril 1955, il s’échappe de prison et regagne Blida, puis Bouzaréah, sur les hauteurs d’Alger. Il est aussitôt pris en charge par Ahmed Chaïb, dit «Le corbeau», adjoint de Yacef Saâdi, responsable de la Zone autonome d’Alger après plusieurs attentats pour sa mise à l’épreuve, il devient l’adjoint militaire et le bras droit du chef de la Zone autonome qui lui confie la «pacification» de la Casbah. Il devient alors l’ennemi public n°1 et toutes les polices sont à sa recherche. L’élimination des truands à la solde du
2e bureau français et d’Amédée Froger, président des maires racistes d’Algérie, figure parmi les actions réalisées par Ali La Pointe. Il est encerclé dans son refuge de la Casbah par le 3e régiment étranger de parachutistes. La demeure, située rue des Abderrames est dynamitée et s’écroule sous l’effet des bombes.
Ali tombe héroïquement, en compagnie de Hassiba Ben Bouali et du petit Omar, le 8 octobre 1957. Notons qu’en cette journée commémorative, Mme Sakina Messaâdi a retracé le parcours militant de Ali Amar, lors d’une conférence qui a été organisée dans la salle «Mahfoudh Touahri».

12-10-2006
H. M.
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MessageSujet: le soir d'Algérie   Lun 16 Oct - 18:16

L’association culturelle les Amis de Krim Belkacem annonce l’organisation d’un colloque national à la mémoire du “lion des djebels”, surnom de Krim Belkacem. Le colloque aura lieu les 18 et 19 octobre à Aït Yahia Moussa, commune d’origine de l’ancien ministre de la Guerre du Gouvernement provisoire et négociateur des accords d’Evian. Outre l’exposition permanente sur la vie du défunt et le recueillement sur sa tombe au cimetière d’El Alia, plusieurs conférences-débats, témoignages et projections vidéo sont prévus au programme.
B. T.
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MessageSujet: Mémoire   Lun 13 Nov - 17:29

Le film Mon colonel en avant-première à Sétif

Une page sur l’histoire de la France
coloniale ouverte par Costa-Gavras

Le film a été projeté devant un public nombreux que Costa-Gavras n’a pas manqué de saluer avec beaucoup d’émotion
Lundi 13 Novembre 2006

Par Abdelhalim Benyelles

Le film, Mon colonel, adapté du roman de Francis Zamponi, tourné à Sétif l’été dernier, a été projeté en avant-première dans la soirée de samedi dernier à la salle de la maison de la Culture en présence du réalisateur du film Lorent Herbier, de l’acteur principal Robinson Stevenin ainsi que du monde du cinéma algérien et d’une forte présence du public sétifien que Costa-Gavras n’a pas manqué, d’ailleurs, de saluer avec beaucoup d’émotion.
La projection de Mon colonel est considérée avant tout comme un événement vu la pauvreté, depuis quelques années, du paysage cinématographique algérien. En outre, il a suscité de la part du public des avis mitigés, partagés entre satisfaction et réserve. Pour certains, Mon colonel constitue un moment intense dans le cadre du rapprochement entre les peuples des deux rives de la Méditerranée, d’autant que ce film prend position contre la loi du 23 février portant l’éloge de la politique de colonisation française en Algérie.
Pour d’autres, ce film qui retrace la guerre d’Algérie manque de perspicacité et d’attrait. Il occulte d’ailleurs la responsabilité de la politique FLN durant la guerre de libération. «On tente de blâmer le politique à travers le militaire», estime un homme de théâtre.
Car seul le personnage du colonel incarnait l’image de la répression française en Algérie et le civil ne fait figure qu’à travers le portrait du président François Mitterrand à l’époque où les faits sont racontés. «Nous allons rendre la justice nous-mêmes et en public», s’exclame à un moment du film le colonel comme pour conforter cette thèse. Pour Djamel Azizi, réalisateur algérien en France, l’organisation politique algérienne n’est guère présente dans les péripéties du film. «Le FLN aurait pu générer l’effet escompté et donner plus de lucidité aux vérités historiques», soutient-il. Une critique vite relevée, au cours des débats, par Costa-Gavras qui assure que le film est un huis clos entre deux personnages, celui du colonel et du jeune lieutenant français et dans le monde du premier, l’autre n’existe pas. «On disait que la Méditerranée séparait la France et l’Algérie comme la Seine sépare la France, telle était la thèse de Mitterrand qui était convaincu que l’Algérie était française», a relevé le réalisateur dans son intervention. Mais le personnage du jeune militaire Rossi pris dans la tourmente de la répression française représentait une métaphore du peuple français contre la machine de l’Etat colonial dans un film où les faits remontent à 1993 en France.
Les faits sont révélés à travers une technique de flash-back qui déclenche le récit par l’assassinat du colonel par le père du personnage principal, le jeune militaire porté disparu en Algérie.
Le va-et-vient entre le passé et le présent fait ressortir les horreurs de la guerre et les atrocités de la torture perpétrées par l’armée française. Un thème privilégié par le précurseur du film politique français avec Z des années 1970, qui considère que Mon colonel constitue le «premier film de l’histoire française post-coloniale» et aussi une œuvre artistique qui met sur le devant de la scène un débat franco-français sur le passé colonial de la France.
Une intention «courageuse» que personne dans la salle n’a manqué de relever.
Après l’assassinat du colonel, c’est l’armée qui mène l’enquête tout au long du déroulement des péripéties du récit, mais là aussi, le personnage de la jeune lieutenant Cécile intervient pour incarner à la fin du film l’évolution de l’image de l’armée française.
Un comportement qui traduit la sensibilité et l’émotion humaines, identique à celui du jeune militaire Rossi qui s’opposait à la «légitimité» et à la «légalité» des actes de l’armée française dans sa guerre en Algérie.
Enfin, on nous signale que la première sortie de Mon colonel à Montpellier,il y a quelques jours de cela, a été couronnée d’un «franc succès», projeté devant 2 000 spectateurs, explique le réalisateur Costa-Gavras.
Une impression dictée sans nul doute par les orientations du film dans le cadre des relations futures entre la France et l’Algérie et inscrites en droite ligne en direction de la signature du traité d’amitié entre les deux pays.

A. B.
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Ajmahêt ou Assemblée des anciens
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