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 Liberté 4/1/2006

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djemaa



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MessageSujet: Liberté 4/1/2006   Mer 4 Jan - 17:51

L’Algérie profonde (Mercredi 04 Janvier 2006) Liberté


Village séculaire de Youkous (Tébessa)
Un million de dinars pour la restauration

Le vieux village berbère, qui s’étend sur 22 ha, peut devenir un pôle touristique générateur de nombreux emplois.

Une étude portant sur la restauration du vieux village berbère Youkous, situé dans la commune d'El Hammamet, wilaya de Tébessa, vient d'être réalisée pour un montant d'un million de dinars, a-t-on appris auprès de la direction du tourisme. La restauration de ce village, réputé pour ses eaux minérales, dont le coût est estimé à environ 100 millions de dinars, devra être menée dans le cadre de la protection du patrimoine architectural national prônée par le ministère de la Culture avec l’éventuelle implication des investisseurs privés et étrangers, indique-t-on. Ce projet est destiné à réhabiliter le site de Youkous qui s’étend sur
22 ha dont 1,9 ha accueille les cités Ras Essour et El-Medda, composant le village séculaire de bâtis en pierres. Le site qui appartient au domaine de l'État est surplombé par la forêt El-Ghaba et traversé par l’Oued Bou Akous. Des ruines de bains découvertes au village témoignent d'une présence romaine, remontant au 1er siècle après
J.-C. A cette époque, Youkous, que les Romains nommaient Aqua Sisarusse, constituait une zone de coordination et de transition militaire sur la grande voie stratégique entre Carthage et Lambeisis (Tazoult, Batna). Les conquérants musulmans se sont également installés dans cette région aux ressources hydriques inépuisables et à la nature luxuriante, trouvant, selon les historiens, un accueil favorable auprès des populations locales qui adhérèrent rapidement à la nouvelle religion. Durant la période coloniale, l’administration française modifia substantiellement le style urbanistique de Youkous en introduisant des plans en damier avec de larges boulevards. Célèbre pour ses paysages féeriques et sa verdure couvrant les hauteurs et les plaines, Youkous offre à ses visiteurs un lieu de détente exceptionnelle à l'écart des mouvements trépidants des grandes villes avec air pur et fraîcheur à longueur d’année. Selon les acteurs du secteur touristique, la région de Youkous peut dans les perspectives de globalisation devenir un pôle touristique générateur de nouveaux et nombreux emplois. De son côté, l’assemblée populaire communale d'El Hammamet table sur l'investissement privé pour optimiser l'exploitation du site de Youkous et en faire une destination très prisée par les touristes nationaux et étrangers. L’ancienne ville de Negrine, située au sud de la wilaya de Tébessa, a également bénéficié de l’inscription d’une opération de restauration de ses vieux quartiers, construits en terre pour un coût total de 70 millions de dinars. Une trentaine de sites d’intérêt archéologique et historique existent à travers la wilaya de Tébessa dont une dizaine sont classés sur la liste du patrimoine national. Les autres sites attendent la réalisation d’études et de fouilles à même de déterminer leur importance historique et culturel, selon la direction du tourisme.

R. N.
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djemaa



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MessageSujet: liberté 5/1/2006   Jeu 5 Jan - 19:11

Ouled Gacem (Oum El Bouaghi)
Des richesses archéologiques à l’abandon

Ouled Gacem, une bourgade à quelques encablures de Aïn Mlila, recèle des richesses archéologiques inestimables qui ne demandent qu’à être explorées. En effet, ces vestiges se trouvant sur l’axe routier reliant Aïn Mlila - Sigus (localité connue pour ses dolmen), à El Maâz, plus précisément à Aïn Harbèche, endroit ayant fait l’objet de véritable base de vie durant la période romaine et dont la présence est marquée par les pièces romaines de diverses diamètre, des débris de poterie, une source d’eau connue pour la limpidité de son liquide, des petites colonnes de marbre romaine et des sarcophages. Par ailleurs, le sommet de la montagne comporte une grande roche où sont sculptés un portrait de femmes et un texte latin : “Silvaoavcusi, Sacrumrrosam, Lusili Principiani, Sus, VS.” Sur proposition d’un élu de l’APW, le docteur Chibane, les autorités de Ouled Gacem se sont déplacées et ont fait un constat sur les lieux. De ce fait, la direction de la culture a été interpellée et dépêché une équipe spécialisée qui a pris des photos sur les lieux et constaté de visu la richesse du lieu en archéologie : dolmens, moulins, roches. Cette dernière (l’équipe) a adressé un rapport détaillé (n° 208 du 5 octobre 2003) au P/APC de Ouled Gacem et le wali, le directeur de l’Agence nationale d’archéologie, le directeur de la culture d’Oum El Bouaghi, le chef de la daïra de Aïn Mlila pour information, faisant état de l’importance du site qui nécessite une équipe spécialisée pour son éventuelle classification. Malheureusement depuis octobre 2003, aucune horizon ne s’est dessiné pour ce site !

K. M.
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djemaa



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MessageSujet: Liberté 16/1/2006   Lun 16 Jan - 15:37

L’Algérie profonde (Lundi 16 Janvier 2006)


Barika (Batna)
Tobna perd ses marques !


Par : B. Belkacem

Depuis Cairouan jusqu’à Sidjilmessa, on ne rencontre pas de ville plus grande que Tobna, témoigne ainsi Abou Obeïd El Bekri dans son livre Description de l’Afrique septentrionale en page 109. Néanmoins, cette grande ville ancienne, Tubunae, située à 4 kilomètres au sud, entre les routes de M’doukal (CW37) et de Biskra (CW35), il ne reste sur les lieux que des débris de constructions et d’ustensiles à la merci des intempéries et des dévastateurs.
En flânant dans les Aurès (p.57), Philippe Thiriez se contente de signaler le “peu de vestiges” qui reste. Depuis, les choses semblent s’être dégradées davantage. À la vue de ce désastre, un proverbe de la région nous traverse l’esprit. Ce proverbe qui dit “lorsque la beauté s’efface, elle laisse ses marques”, semble être démenti parce les traces de cette belle ville ancienne qui ont disparues et dont il ne reste presque rien, à moins qu’elle ne soit ensevelie sous la terre, comme prétendent certaines personnes de la région. De la lecture de l’ouvrage précité, en page 108, au sujet de l’ancienne et grande ville de Tobna, dont il ne reste apparemment presque rien, son auteur la décrit ainsi : “Tobna est entourée d’une muraille en briques et possède quelques faubourgs et un château, se voient un djamé (mosquée) et un grand réservoir qui reçoit les eaux de la rivière de Tobna et qui fournit l’arrosage des jardins appartenant à la ville.” Quant à Mohamed Ibn Youcef, il présente sa dimension et beauté en écrivant ceci : “Le château de Tobna, énorme édifice de construction ancienne, est bâti en pierres et couronné par un grand nombre de chambres voûtées ; il sert de logement aux officiers qui administrent la province, et touche au côté méridional du mur de la ville. Tobna a plusieurs portes : Bab Khacan, beau monument construit en pierres ; Bab El Feth (porte de la victoire), située dans la partie occidentale de la ville ; une rue, dont les deux côtés sont bordés de maisons (simat), s’étend à travers la ville d’une de ces portes à l’autre ; Bab Tchouda, qui regarde le midi et offre un aspect imposant et Bab Ketama, située au nord de la ville. Au-dehors de Bab El Feth se trouve un vaste champ, grand comme les deux tiers de la ville et entouré d’un mur construit grâce à Omar Ibn Hafs.” Il est à noter que toutes ses portes se ferment avec une porte en fer. En plus de cette grandeur et étendue, Tobna était la reine des Oasis. Mohamed Ibn Youcef poursuit sa description et note : “Plusieurs ruisseaux d’eau douce parcourent les rues de la ville. Outre le simat, on y voit beaucoup de bazars. À côté du faubourg se trouve un petit nombre de jardins.” À l’orient de la ville, on voit un étang appelé Ghadir-Ferghan, “l’étang de Ferghân”, dont les eaux traversent le Mosolla de la fête… Dommage que ces belles choses aient disparu ! Barika préserve-t-elle les restes ?

B. Belkacem
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