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 LE SOIR D'ALGERIE 27/5/2006

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djemaa



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Date d'inscription : 08/11/2004

MessageSujet: LE SOIR D'ALGERIE 27/5/2006   Lun 29 Mai - 14:28

La première édition officielle de la chanson chaouie aura lieu à Merouana, localité située à une quarantaine de kilomètres au nord-ouest de la capitale des Aurès, Batna ville, du 3 au 5 juillet 2006. Les préparatifs engagés pour la réussite de cet événement artistique et culturel vont bon train.
Ainsi, les premiers responsables de la wilaya de Batna, en collaboration avec les directions de la culture, du tourisme, le mouvement associatif, la direction de la jeunesse et des sports, tout comme le chef de la daïra de Merouana et les trois présidents des APC relevant de la même circonscription administrative, ont d’une manière ou d’une autre, uni leurs efforts pour mettre au point un riche programme conçu sur une idée de base significative reposant sur l’authenticité et la modernité du patrimoine artistique chaoui. Pas moins de 8 artistes de valeur, à savoir Katchou, Hassen Daddy, Massinissa, Belbèche, Aïssa Guellil, Abdelhamid Brahim, Allaoua Announ et Nasreddine Hora seront présents au rendez-vous, tout comme 12 troupes folkloriques avec tous leurs attraits. Ce festival permettra, entre autres, de préserver les traditions artistiques et culturelles propres à la région des Aurès, de réactiver les troupes et les chanteurs du terroir chaoui et permettre à un large public de goûter aux chansons mélodieuses qui faisaient tourner la tête aux hommes et aux femmes d'antan. Il nous a été donné de constater tout l'intérêt que portaient des jeunes et moins jeunes aux chansons chaouies lors du festival 2005 de Timgad où Massinissa, Belbèche, et Hassan Daddy ont littéralement dominé la scène et conquis un public survolté. Sans oublier Keltoum El Aurassia et Zohra El Batnia accompagnées de troupes folklorique où brillaient de mille feux des danseuses vêtues de Meklahfa, la fameuse robe aurésienne. Le précurseur de la chanson chaouie moderne n’est autre que l'illustre Aïssa Djermouni, réputé pour ses célèbres mélodies berbères aussi poignantes les unes que les autres. L'inégalable artiste continue d'une manière ou d'une autre et jusqu’à aujourd'hui, soit soixante ans après sa mort, à inspirer les jeunes artistes versés dans la chanson chaouie. Une remarque de taille est à mettre en évidence et concerne le fait que cette première édition du festival de la chanson chaouie concerne uniquement les artistes de la région de Batna, alors qu'elle aurait pu être élargie et toucher les régions qui constituent le prolongement naturel des Aurès. A cet effet, et il n'est de secret pour personne que le chaoui ne se limite pas uniquement à la wilaya de Batna mais concerne aussi Khenchela avec entre autres le chanteur Souzaher Abdelhamid et la troupe des Rahabas de Tanza mais aussi et surtout la wilaya d'Oum-EI Bouaghi qui a a vu naître le fameux groupe “les Berbères” auteur d’un parcours époustouflant grâce à plusieurs tubes, à l’exemple de la chanson Chache Amelal dans les années 1980, qui a donné une grande dimension à la chanson chaouie confinée jusqu'alors dans des espaces très réduits. L'exceptionnel Djamel Sabri a produit, il n'y a pas longtemps, la chanson Amghar qui a été reprise par d'autres chanteurs en vogue avec un mélange de chaoui et de raï. Le romantique Smaïl Ferah, qui faisait partie du groupe “les Berbères,” est à mettre en valeur tout comme le groupe Ithrènes (Ithrènes) ou encore le groupe Axel qui est parvenu à décrocher il y a quelques années de cela le premier prix au festival de la musique moderne à Oran. Du côté nostalgique, bon nombre d'amoureux de la chanson chaouie ont regretté le retrait de Nouar Nezzar de Batna qui a marqué de son empreinte, à une époque donnée, la scène artistique chaouie mais aussi le groupe “Thighieres” d’Oum El Bouaghi qui subitement a disparu après avoir produit de superbes tubes tels que Asserah ou Mekhlouli.
Nasredine Bakha


ET POURQUOI PAS MARKUNDA AURES ? ?
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djemaa



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MessageSujet: le soir d'Algérie   Lun 10 Juil - 12:12

Le festival du fameux chantre de la chanson chaouie, Aïssa Djermouni, aura lieu du 24 au 27 juillet 2006 à Oum El Bouaghiville. Pas moins de 400 participants sont attendus au cours de cette manifestation culturelle et artistique qui sera, selon le programme établi, mise en évidence par des activités diverses. Ainsi, des expositions, des galas, des conférences, des manifestations folkloriques, des pièces théâtrales pour enfants et adultes et un concours relatif aux contes, seront à l’affiche durant quatre jours d’affilée et permettront probablement à Oum El Bouaghi-ville de sortir un peu de sa torpeur.
Pour rappel, le festival d’Aïssa Djermouni, officiellement inscrit comme une manifestation culturelle d’envergure après la visite effectuée par la ministre de la Culture, Mme Khalida Toumi, il y a quelques mois dans la wilaya d’Oum El Bouaghi, a été subventionné par le ministère de la Culture à hauteur de 400 millions de centimes ainsi que par l’APW d’Oum El Bouaghi qui a débloqué, pour sa part, 200 millions de centimes, soit une dotation totale de 600 millions de centimes, qui ne peut couvrir tous les frais étant donné que l’évaluation du festival tourne autour des 800 millions de centimes, selon des sources sûres. Pour rappel, plusieurs manifestations initiées à l’intention d’Aïssa Djermouni ont été organisées depuis 1988 grâce à plusieurs intervenants dont l’Association des amis de l’art et de la culture d’Oum El Bouaghi (AAAC), mais c’est la première fois que l’événement est perçu à la mesure de la célébrité et du mérite d’Aïssa Djermouni, un artiste qui a réussi, de par son talent, à laisser une grande empreinte dans la vie artistique et culturelle de la région des Aurès et qui continue, soixante ans après sa mort, à inspirer les jeunes artistes versés dans la chanson berbère. Né en 1886, dans une localité proche d’Oum El Bouaghi-ville, le légendaire Aïssa Djermouni compte à son actif une centaine de mélodies chaouies et a eu, entre autres, le privilège de chanter à l’Olympia en 1937. Après une vie pleine d’émotions et un second mariage avec une femme d’origine italienne, à savoir Louiza Ferrari, l’admirable artiste meurt à Guelma à l’âge de 60 ans, terrassé par le typhus. Il est enterré à Aïn Beïda, où il a vécu et créé bon nombre des superbes œuvres qui ont fait sa célébrité.
Nasreddine Bakha
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